Ethereum traverse l’une des plus longues phases de capitulation de son histoire. Depuis près de six mois, une grande partie des ETH en circulation reste détenue à perte. Pourtant, le cours a rebondi depuis son plancher de juin et récupéré plusieurs moyennes mobiles. Cette résistance alimente un scénario haussier, encore suspendu au franchissement des 1 935 dollars.
Ethereum reste plongé dans une capitulation prolongée
Cette situation prolonge le scénario d’un Ethereum capable de viser 2 000 dollars si les signaux convergent. Le modèle Supply in Profit/Loss cité par U.Today indique qu’Ethereum évolue en capitulation depuis presque six mois. Depuis la fin janvier, davantage d’ETH seraient détenus à perte qu’en gain. Le marché porte donc encore les traces d’une longue période de baisse et de découragement.
Environ 45,7 millions d’ETH se trouveraient actuellement en situation de perte non réalisée. À l’inverse, près de 31,6 millions d’unités seraient détenues en profit. Cet écart montre que la remontée récente n’a pas encore permis à la majorité des investisseurs concernés de retrouver leur prix d’achat.
La reprise observée entre avril et mai avait temporairement rapproché une partie de l’offre de son seuil de rentabilité. Les vendeurs ont ensuite repris le contrôle. Cette rechute a replacé de nombreux portefeuilles en perte, malgré une activité toujours importante autour du réseau Ethereum.
Une douleur extrême peut préparer un plancher
Une capitulation ne constitue pas automatiquement un signal haussier. Elle décrit surtout une période pendant laquelle les investisseurs accumulent des pertes, abandonnent leurs positions ou cessent de croire à une reprise rapide. Le marché peut rester dans cet état bien plus longtemps que prévu.
Cependant, les planchers durables apparaissent rarement lorsque tous les participants sont optimistes. Ils se forment souvent lorsque les vendeurs les plus fragiles quittent progressivement le marché. Les investisseurs ayant une vision plus longue peuvent alors absorber l’offre à des prix réduits.
La situation actuelle nourrit cette interprétation. Ethereum a résisté à plusieurs mois de pression, à une contraction de la demande institutionnelle et à une baisse marquée de son prix. Les ETF Ethereum américains ont aussi connu une longue séquence de retraits, avant une reprise limitée des entrées signalée début juin par CoinDesk.
En parallèle, les ETH disponibles sur les plateformes d’échange restent relativement rares. Des données publiées en juin indiquaient que leur quantité était tombée autour de 14,5 millions d’unités. Cette rareté relative peut amplifier un rebond si la demande revient réellement. Elle ne suffit toutefois pas à créer une tendance sans retour des acheteurs.
Le seuil des 1 935 dollars bloque encore la reprise
Ethereum a rebondi depuis une zone proche de 1 500 dollars atteinte à la fin de juin. Le cours est ensuite revenu autour de 1 880 dollars le 24 juillet. Les données historiques placent également l’ETH près de 1 570 dollars les 28 et 29 juin, avant une remontée progressive durant juillet.
Le prix a récupéré ses moyennes mobiles sur 26 et 50 jours. Ces niveaux, auparavant utilisés comme résistances, peuvent désormais servir de supports intermédiaires. Ce changement montre que les acheteurs ont repris une partie du contrôle à court terme.
La véritable épreuve se trouve néanmoins autour de 1 935 dollars. Cette zone correspond à une moyenne mobile exponentielle sur 100 jours qui aurait déjà rejeté plusieurs tentatives de hausse. Une clôture nette au-dessus renforcerait le scénario d’un retour vers 2 000 dollars. Cette lecture s’inscrit aussi dans le contexte d’un Ethereum menacé par une séquence historique de trimestres rouges.
Le RSI se maintenait entre 58 et 60 lors de l’analyse. Ce niveau traduit une pression acheteuse positive, sans placer encore Ethereum dans une situation de surachat. Les acheteurs disposent donc d’une marge, mais ils doivent la convertir en cassure technique.
Le scénario haussier reste fragile
La quantité d’ETH détenue à perte peut alimenter une reprise. Elle peut aussi créer une forte résistance. Lorsque le prix revient près du seuil d’achat de millions de détenteurs, certains profitent de l’occasion pour vendre sans perte et quitter le marché.
Le prix moyen de rentabilité de l’offre concernée remonterait vers 1 880 dollars. Ethereum évolue donc précisément dans une zone où de nombreux portefeuilles peuvent hésiter entre conserver leurs actifs et récupérer leur capital. Cette bataille explique la difficulté à dépasser durablement les résistances proches.
Le signal le plus constructif vient finalement de la résistance du réseau et des détenteurs restants. Malgré une chute d’environ 45 % entre la fin janvier et le mois de juin, Ethereum n’a pas connu de désengagement total. Cette séquence fait écho à la question déjà posée autour de l’épuisement des vendeurs sur Ethereum.
Parler d’un retournement confirmé serait pourtant prématuré. La capitulation réduit progressivement la pression vendeuse, mais elle ne crée pas seule une nouvelle demande. Ethereum devra franchir 1 935 dollars, reconquérir 2 000 dollars et ramener davantage d’offre en profit. Sans cela, le rebond restera une respiration au milieu d’une tendance encore incertaine.
En bref
- Ethereum traverse une capitulation depuis près de six mois.
- Environ 45,7 millions d’ETH seraient encore détenus à perte.
- Le franchissement des 1 935 dollars renforcerait le scénario haussier.
