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    Taxe crypto : la Colombie serre la vis contre l’évasion fiscale

    Evan's SelemaniBy Evan's Selemani9 janvier 2026Aucun commentaire15 Mins Read
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    Un homme affiche la crypto
    La Colombie traque les détenteurs de crypto pour lutter contre l’évasion fiscale.
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    La Colombie vient d’ajouter une pièce très concrète à son puzzle réglementaire. Ce n’est pas une “taxe crypto” au sens d’un nouvel impôt qui tomberait du ciel. C’est plus subtil. Et, pour beaucoup d’utilisateurs, plus intrusif.

    L’idée est simple. Rendre les flux crypto beaucoup moins “invisibles” pour l’administration fiscale. En pratique, la DIAN (l’autorité fiscale et douanière colombienne) met en place un régime de déclaration obligatoire et d’échange automatique d’informations, aligné sur le standard de l’OCDE, le CARF. Le signal est net. Le pays veut combler un angle mort fiscal qui, partout, devient politiquement difficile à défendre.

    Ce que la Colombie a réellement adopté

    Le cœur du dispositif, c’est une résolution de la DIAN publiée fin décembre 2025. Elle ajoute un chapitre dédié à l’“intercambio de información” pour les fournisseurs de services sur crypto-actifs.

    Le point le plus important est souvent mal compris. La cible n’est pas “la blockchain” en tant que telle. La cible, ce sont les intermédiaires. Ceux qui voient l’utilisateur arriver avec une carte bancaire. Ceux qui voient l’utilisateur repartir vers un wallet. Et surtout, ceux qui, à un moment ou à un autre, relient une identité civile à une activité crypto.

    Autrement dit : plateformes d’échange, brokers, acteurs qui facilitent des achats, ventes, conversions, transferts. Et, selon les interprétations, une partie des prestataires de garde et certains services qui “facilitent” les transactions. La Colombie choisit la même porte d’entrée que la plupart des États : là où la donnée est déjà structurée et exploitable.

    La DIAN précise aussi que ce mouvement s’inscrit dans un cadre international. La Colombie a signé l’accord multilatéral entre autorités compétentes lié au CARF le 31 octobre 2024. Ce détail compte, parce qu’il révèle l’objectif final : l’échange automatique transfrontalier, pas seulement un reporting domestique.

    Calendrier : entrée en vigueur, première collecte, première échéance

    Sur le papier, la résolution entre en vigueur fin 2025. Mais l’obligation de collecte et de reporting démarre avec l’année fiscale 2026. Le premier rapport complet, couvrant l’année 2026, doit être déposé dans une fenêtre qui mène à une date clé : mai 2027 (souvent mentionnée comme la date limite).

    Ce calendrier ressemble beaucoup à ce qui se met en place ailleurs. Le Royaume-Uni, par exemple, collecte à partir du 1er janvier 2026 et attend les premiers rapports sur 2026 en 2027. L’architecture est la même. D’abord on prépare les systèmes, ensuite on remplit la première “année pleine”.

    En clair : 2026 devient l’année où la crypto passe du statut “actif déclaré si tu veux bien” à “actif déclaré parce que quelqu’un d’autre le dira”. C’est une nuance froide. Mais c’est exactement celle qui change les comportements.

    Quelles données seront remontées ?

    Les sources locales qui ont relayé la mesure décrivent un ensemble d’informations très proche du modèle OCDE. On parle d’identification des utilisateurs et de traçabilité économique des opérations : propriété du compte, volumes de transactions, quantité d’actifs transférés, prix/valeur de marché, soldes nets.

    Le CARF, côté OCDE, est explicite sur l’esprit du système. Il est conçu pour donner aux administrations fiscales les informations nécessaires sur les transactions crypto qui échappent aux circuits financiers traditionnels, surtout quand elles sont réalisées via des intermédiaires étrangers. L’OCDE le présente comme un prolongement logique de la norme CRS, adaptée à un nouvel écosystème.

    Ce qui devient intéressant, c’est la granularité. Une déclaration fiscale “classique” tolère parfois des agrégats. Ici, on vise une donnée exploitable automatiquement. Pas un récit. Pas une approximation. Une donnée qui se compare, se recoupe, se score.

    Pour l’utilisateur final, cela se matérialise souvent de façon banale. Plus de champs à remplir. Plus de “quel est votre pays de résidence fiscale ?”. Et parfois, des demandes qui surprennent : numéro fiscal, date de naissance, justificatif de domicile, parfois même des informations sur le bénéficiaire lors de certains transferts. On n’est pas loin d’un moment où l’ouverture d’un compte sur une plateforme crypto ressemblera à l’ouverture d’un compte de courtage. C’est d’ailleurs le but.

    Crypto : pourquoi la Colombie accélère maintenant ?

    Il y a la théorie. Et il y a la pression. La théorie, c’est la lutte contre l’évasion fiscale et la fraude. La DIAN veut combler des “lacunes” que la crypto a ouvertes, volontairement ou non. En toile de fond, l’OCDE insiste sur le risque que les crypto-actifs deviennent une échappatoire aux gains de transparence obtenus avec le CRS depuis 2014.

    La pression, elle, est triple. D’abord, l’adoption. Malgré un cadre prudent, la crypto reste très utilisée en Colombie. Chainalysis classe le pays 29e dans son index global d’adoption (édition 2025).

    Ensuite, les montants. Toujours selon Chainalysis, la Colombie aurait enregistré environ 44,2 milliards de dollars de volume de transactions sur la période étudiée (juillet 2024 à juin 2025, selon la manière dont la donnée est citée localement).

    Enfin, les usages. Dans la région, la demande est tirée par des raisons très concrètes. Dollarisation informelle. Remises. Épargne “hors peso”. Et surtout stablecoins, parce qu’ils résolvent une équation psychologique : rester dans l’univers crypto sans accepter la volatilité de Bitcoin à chaque minute. Sur ce point, les médias économiques colombiens notent aussi la progression des remises en stablecoins et estiment autour de 5 millions le nombre de Colombiens utilisant des actifs numériques.

    Quand l’usage devient massif, l’État finit toujours par vouloir une photo. Pas par curiosité. Par nécessité budgétaire et politique.

    Une stratégie alignée sur l’OCDE : CARF, CRS, et la fin du “silence bancaire” version crypto

    Le CARF (Crypto-Asset Reporting Framework) est né d’un constat presque cynique : la transparence fiscale s’est améliorée dans la finance traditionnelle, donc l’évasion se déplace vers les zones moins surveillées. La crypto était une candidate évidente.

    Dans son update 2025, l’OCDE explique que 75 juridictions se sont engagées à implémenter le CARF. Et elle rappelle l’aspiration d’un grand groupe de pays à commencer les échanges dès 2027.

    Plus parlant encore, l’OCDE publie la liste des juridictions engagées à lancer leurs premiers échanges dès 2027. Elle en compte 48. La Colombie est dans ce groupe.

    Ce détail éclaire la logique colombienne. Le reporting n’est pas un exercice administratif isolé. C’est un passeport pour participer à une circulation internationale de données fiscales. Et, mécaniquement, pour en recevoir.

    En pratique, cela crée un effet de ciseaux. Un Colombien qui utilise une plateforme étrangère située dans un pays participant s’expose à ce que l’information revienne en Colombie. Et un non-résident qui utilise une plateforme colombienne peut voir ses données partir vers son pays de résidence fiscale.

    La crypto n’est plus seulement un actif mobile. Elle devient un actif mobile, mais traçable. Le mouvement est global.

    La Colombie n’est pas “anti-crypto”. Elle est “anti-zone grise”

    C’est un point que beaucoup ratent. Réglementer fiscalement ne veut pas forcément dire interdire. La Colombie a longtemps eu une posture prudente. Le Banco de la República a répété que le bitcoin n’est pas une monnaie légale en Colombie. Le peso reste l’unité monétaire. Il n’y a pas d’obligation d’accepter Bitcoin comme moyen de paiement.

    La Superintendencia Financiera a aussi rappelé à plusieurs reprises que les crypto-actifs ne sont pas de la monnaie, ni une devise, et qu’ils ne doivent pas être traités comme des dépôts bancaires classiques.

    En parallèle, le pays a expérimenté. Le sandbox “laArenera” a permis des tests encadrés entre banques et plateformes pour des opérations de cash-in/cash-out. Le pilote s’est clôturé en juin 2024. Cette combinaison est révélatrice. Prudence monétaire, oui. Mais expérimentation et normalisation des usages, aussi.

    La nouvelle règle DIAN s’inscrit dans cette ligne. Elle ne sanctifie pas la crypto. Elle la rend lisible. C’est différent. Et, pour un État, c’est souvent plus confortable qu’un bras de fer idéologique.

    Ce que cela change pour les plateformes crypto en Colombie

    Pour les acteurs crypto locaux et internationaux opérant sur le marché colombien, l’impact est surtout opérationnel. Il faut des systèmes de collecte de données plus lourds. Des processus de due diligence.

    Il faut une capacité de produire des exports conformes à un schéma, généralement XML, avec des contrôles qualité. C’est ce qu’on observe déjà au Royaume-Uni, où l’administration a publié des guides sur le reporting des données utilisateurs et transactions, avec un calendrier précis.

    Même si la Colombie n’utilise pas exactement les mêmes interfaces, l’esprit est identique. Les plateformes devront aussi gérer un sujet sensible : la relation client. Demander plus de données, ce n’est jamais neutre. Une partie des utilisateurs déteste “remplir des papiers”. Une autre partie comprend que c’est le prix de l’accès aux rampes fiat. Et une minorité cherchera immédiatement des alternatives.

    Ce qui nous amène à un effet secondaire probable

    Quand la conformité augmente, une partie de l’activité glisse vers des modes plus difficiles à capter : DeFi, swaps on-chain, wallets non custodial, P2P. Mais ce glissement n’est pas un bouton magique. Il a des coûts. Exige de la compétence. Il exige du temps. Et, surtout, il n’efface pas l’historique si l’utilisateur a déjà utilisé des plateformes KYC.

    Autrement dit : la DIAN ne “voit” pas tout. Mais elle voit plus qu’avant. Et souvent, c’est suffisant pour modifier les incitations.

    L’angle “on-chain” : la transparence ne vient pas que des formulaires

    On parle beaucoup de reporting, donc d’outils “off-chain”. Pourtant, le paradoxe de la crypto, c’est que la blockchain est déjà une base de données publique.

    Ce qui manque, c’est le lien entre adresses et identités. Le CARF, comme les dispositifs équivalents, fabrique précisément ce lien à grande échelle. Il ne remplace pas l’analyse on-chain. Il l’alimente.

    Dans la région, la dynamique stablecoins est un bon exemple. Chainalysis décrit l’Amérique latine comme l’une des zones les plus dynamiques en volume de transactions crypto sur plusieurs années, avec des pics d’activité fin 2024 et début 2025.

    À l’échelle mondiale, TRM Labs estime que les stablecoins représentent une part significative du volume on-chain (environ 30% dans son rapport 2025, avec des volumes annuels très élevés).

    Et la BIS observe, sur la période longue, une montée en puissance des stablecoins dans les flux transfrontaliers, au point de réduire la part relative de BTC dans certains usages de transfert.

    Pourquoi ces chiffres comptent pour une histoire colombienne ?

    Parce qu’une grande partie des usages “quotidiens” passe par des stablecoins. Donc par des transferts on-chain faciles à suivre, à condition d’avoir une étiquette sur l’adresse de départ ou d’arrivée. Les rampes fiat et les échanges centralisés donnent ces étiquettes. Le reporting fiscal augmente la qualité de ces étiquettes.

    C’est là que la lutte contre l’évasion fiscale prend un visage technique. Le fisc n’a pas besoin de “casser la blockchain”. Il a besoin de points d’ancrage. Et la conformité crée ces points.

    Ce que les contribuables doivent comprendre : ce n’est pas une nouvelle taxe, c’est une nouvelle probabilité de contrôle

    Il faut le dire clairement. La Colombie ne vient pas d’inventer, à elle seule, une “taxe crypto” universelle. Elle renforce la capacité à faire appliquer la fiscalité existante, en réduisant l’asymétrie d’information.

    Le Royaume-Uni illustre parfaitement ce modèle. Le gouvernement explique que le CARF impose la collecte et le reporting des données à partir de 2026, avec un premier rapport sur 2026 à soumettre au plus tard en mai 2027. Mais cela ne crée pas un impôt nouveau. Cela rend l’impôt plus détectable.

    Même mécanique attendue en Colombie. Pour l’utilisateur, la question n’est plus seulement “dois-je déclarer ?”. La question devient “quel est le risque réel que l’administration recoupe ?”. Et ce risque monte.

    Cela change l’équation mentale. Beaucoup de gens ne frauderaient pas si le système était plus simple, ou plus clair. Mais tant qu’il y a un brouillard, certains jouent avec. Quand le brouillard se lève, l’intérêt de jouer diminue. Ce n’est pas moral. C’est statistique.

    Adoption crypto forte malgré les restrictions : pourquoi la crypto “colle” à la Colombie

    Les chiffres cités dans la presse locale et les rapports sectoriels convergent sur un point. L’adoption est réelle.

    Portafolio, par exemple, évoque autour de 5 millions de Colombiens utilisant des cryptomonnaies, soit une proportion proche d’un dixième de la population, et note aussi l’intérêt croissant pour les remises en stablecoins. Chainalysis place la Colombie dans le top 30 mondial de l’adoption.

    Ces données ne disent pas tout. Elles ne distinguent pas toujours l’investisseur occasionnel, le trader, l’utilisateur qui reçoit un stablecoin une fois, ou celui qui vit avec. Mais elles suffisent à expliquer pourquoi l’État bouge.

    Il y a aussi une raison plus “terrain”

    La crypto simplifie certaines frictions. Envoyer de l’argent. Recevoir un paiement. Épargner en dollars numériques. Éviter des délais bancaires. Et parfois, contourner des restrictions de services.

    La Colombie a un écosystème fintech vivant. Et, dans un écosystème vivant, les usages qui réduisent la douleur finissent par s’installer, même si la loi avance plus lentement. Ce que la DIAN fait aujourd’hui, c’est rattraper une adoption qui a déjà eu lieu.

    Les risques de contournement : DeFi, P2P, wallets… et la réalité

    À chaque nouvelle règle, une partie de la communauté crypto réagit avec la même phrase : “Ils ne pourront jamais tout contrôler.” C’est vrai. Et ce n’est pas le sujet.

    Le fisc n’a pas besoin d’un contrôle total. Il a besoin d’un contrôle suffisant pour que la fraude devienne moins rentable.

    Un utilisateur peut déplacer son activité vers des wallets auto-custody et des DEX. Il peut faire du P2P. Fragmenter ses transactions. Il peut même utiliser des chaînes moins surveillées.

    Mais il y a trois limites. La première est pratique. Beaucoup d’utilisateurs n’iront pas là. Ils veulent de la simplicité. Une appli. Ils veulent une carte. Et ces services passent presque toujours par des acteurs régulés, donc par du reporting. La deuxième est historique. Si l’utilisateur a déjà fait des cash-in/cash-out sur une plateforme KYC, il a déjà créé des liens. La donnée nouvelle vient renforcer ces liens.

    La troisième est comportementale. Plus le système se durcit, plus les acteurs sérieux deviennent conformes, plus les zones grises se concentrent sur des profils à risque. Et plus l’attention des autorités se focalise. C’est une dynamique de tri. Pas une bataille “État contre blockchain”.

    Pourquoi cette mesure rapproche la Colombie des “grandes places” crypto… même si cela semble paradoxal

    Il y a une ironie. Les pays qui veulent attirer une industrie finissent souvent par adopter des normes de conformité plus strictes. Pas par amour des formulaires. Mais parce que les acteurs institutionnels en ont besoin.

    Le CARF, le DAC8 en Europe, et les dispositifs britanniques à partir de 2026 montrent une convergence. L’Union européenne indique que le DAC8 entre en vigueur au 1er janvier 2026 pour étendre la transparence fiscale aux transactions sur crypto-actifs.

    Heard of CARF? It stands for Crypto Asset Reporting Framework

    It’s the OECD’s new Crypto-Asset Reporting Framework — and it’s about to change how governments see your Bitcoin and crypto activity. A quick thread 🧵

    Think of CARF as the Common Reporting Standard (CRS) but for…

    — 🇬🇧 The Bitcoin & Crypto Accountant 🇬🇧🚀 (@Thesecretinves2) August 16, 2025

    Dans ce contexte, la Colombie ne fait pas bande à part. Elle se place dans la file. Et être “dans la file” a des avantages : meilleure coopération, meilleure réputation, meilleure capacité à travailler avec des banques étrangères, et potentiellement plus de clarté pour des entreprises crypto qui hésitent à investir.

    C’est contre-intuitif pour une partie du public. Beaucoup imaginent qu’un pays “pro-crypto” est forcément laxiste. En réalité, les hubs durables sont souvent ceux qui savent combiner innovation et règles. Pas ceux qui promettent une zone franche éternelle.

    Crypto : ce qu’il faut surveiller en 2026

    En 2026, la question ne sera pas “la Colombie va-t-elle taxer la crypto ?”. Elle taxait déjà, en théorie, comme beaucoup de pays taxent des gains ou des revenus.

    La question sera : comment la DIAN va-t-elle définir précisément le périmètre des prestataires ? Comment les plateformes vont-elles implémenter la collecte ? Quelles sanctions existeront en cas de non-remontée ou de données incomplètes ? Et comment l’échange international se synchronisera avec les partenaires.

    Le CARF repose sur une mécanique de confiance et de sécurité des données. L’OCDE insiste sur les exigences de confidentialité et de sauvegardes, comme pour le CRS.

    Côté utilisateur, attendez-vous à plus de demandes d’informations lors de l’inscription ou au moment de certaines opérations. Ce n’est pas “un caprice”. C’est une conformité qui s’installe.

    Et si vous produisez du contenu, un conseil SEO au passage : évitez d’appeler ça “nouvelle taxe crypto” comme si c’était un taux unique. Le sujet est plus large. Et les lecteurs finissent par le sentir.

    Ces posts sont utiles pour prendre la température. Ils ne remplacent pas les textes et les sources officielles. Mais ils montrent bien le basculement narratif : la crypto n’est plus racontée comme un Far West. Elle est racontée comme un secteur qui doit produire des données.

    Conclusion

    La Colombie “serre la vis”, oui. Mais elle le fait avec une logique qui dépasse ses frontières. Le pays s’aligne sur une norme OCDE pensée pour une époque où les actifs numériques circulent vite, où les stablecoins prennent de la place, et où l’opacité fiscale devient politiquement intenable.

    Le calendrier est clair. Collecte et obligations à partir de 2026. Première année pleine. Première échéance majeure en 2027.

    Le résultat probable est un marché plus mature. Plus contraint, aussi. Les plateformes devront investir. Les utilisateurs devront s’habituer. Les “petites astuces” perdront de leur charme. Et au fond, c’est peut-être le vrai passage à l’âge adulte de la crypto en Colombie : non pas la fin des usages, mais la fin de l’illusion que personne ne regarde.

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    Evan's Selemani

    J’ai plongé dans Bitcoin dès 2017, bien avant qu’il ne devienne un sujet grand public. Depuis, j’ai transformé cette immersion de terrain en expertise concrète : analyse des cycles de marché, compréhension fine des protocoles, décryptage des narratifs et des enjeux réglementaires. Rédacteur crypto et formateur sur le terrain, je traduis la complexité de la blockchain en contenus clairs, précis et stratégiques, pensés autant pour les investisseurs avertis que pour les nouveaux entrants.

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