Le bitcoin commence à faire du bruit dans les couloirs du pouvoir argentin. Pour la première fois, le Sénat argentin a ouvert ses portes à un débat public, marquant un tournant dans la manière dont les institutions abordent cette technologie. Organisée par l’ONG Bitcoin Argentina, la conférence intitulée « Bitcoin et son cadre réglementaire » a réuni des figures politiques, des experts et des passionnés de blockchain. L’objectif ? Explorer comment le bitcoin pourrait s’intégrer dans l’économie argentine, un pays en quête de solutions face à l’inflation et à la dévaluation de sa monnaie.
Bitcoin: Une première historique au cœur du Palais législatif
C’est dans la salle Arturo Illia du Palais législatif que s’est tenue cette conférence inédite. Gabriela Battiato, avocate et coordinatrice juridique de l’ONG Bitcoin Argentina, a animé les discussions avec brio.
Elle a rappelé les fondements philosophiques du bitcoin : décentralisation, transparence et résistance à la censure. « Le bitcoin n’est pas qu’une monnaie, c’est un outil de liberté économique », a-t-elle déclaré, captivant l’audience.
Les débats ont également porté sur les défis réglementaires mondiaux, soulignant que l’Argentine ne peut plus ignorer cette technologie.
Ricardo Mihura, président de l’ONG, a insisté sur l’urgence d’agir. « La blockchain et les cryptomonnaies font déjà partie de notre réalité économique.
Les décideurs doivent comprendre ces technologies pour ne pas prendre de retard », a-t-il affirmé. Cette conférence n’est pas qu’un simple événement : c’est un signal fort envoyé à la communauté crypto.
L’Argentine, souvent en proie à des crises monétaires, pourrait bien devenir un laboratoire pour l’adoption du bitcoin à grande échelle.
Un dialogue politique qui ouvre des perspectives
La présence de personnalités politiques comme le sénateur Antonio José Rodas et la sénatrice Mariana Juri de Mendoza a ajouté une dimension stratégique à l’événement.
Leur participation montre que le bitcoin n’est plus un sujet marginal, mais un enjeu politique de premier plan. « Le Bitcoin représente une opportunité pour moderniser notre économie et offrir des alternatives à nos citoyens », a déclaré Rodas. Ces mots résonnent dans un pays où près de 40 % de la population vit sous le seuil de pauvreté.
Jimena Vallone, directrice exécutive de l’ONG, a souligné l’importance de l’éducation et du dialogue.
« Nous devons créer des espaces de discussion pour que tous les secteurs de la société comprennent le potentiel du Bitcoin », a-t-elle expliqué.
Cette conférence n’est qu’un début. Elle ouvre la voie à des débats plus larges sur la régulation, mais aussi sur l’intégration de la blockchain dans des secteurs clés comme la santé, l’éducation et les services publics.