Le Bitcoin arrive à un carrefour très simple à résumer : la Fed parle le 28 janvier 2026, et le marché cherche un prétexte pour accélérer… ou pour couper net. La réunion du FOMC se tient les 27 et 28 janvier, avec une décision attendue en fin de journée. Les traders parient majoritairement sur un statu quo, dans une fourchette de taux toujours fixée à 3,50 %–3,75 %.
Une pause attendue, un marché prêt à sur-réagir
Au moment où ces lignes se lisent, le BTC gravite autour de 89 500 dollars. Ce niveau attire les projecteurs, donc les réactions deviennent plus nerveuses. Même une “non-décision” peut produire une mèche brutale. Parce que le vrai sujet, ce n’est pas le chiffre. C’est la phrase qui l’accompagne.
Le scénario central reste une Fed immobile. Les probabilités implicites de marché pointent vers une pause quasi totale. Sur le papier, cela devrait calmer le jeu. Dans la vraie vie, une pause peut déclencher l’inverse. Elle force les acteurs à réécrire leur histoire en direct.
Cette sensibilité vient d’un détail trop souvent ignoré : le calendrier 2026. La Fed a déjà balisé ses dates, et janvier ouvre l’année. Chaque mot prend valeur de boussole pour mars, avril, puis l’été. Une tonalité un peu plus dure suffit à refroidir les actifs risqués.
Il suffit aussi d’un ton un peu plus souple pour créer un “mini-rally” sur le Bitcoin. Pas forcément parce que l’économie va mieux. Plutôt parce que le marché adore les couloirs. Si la Fed laisse entendre que le prochain mouvement pourrait être à la baisse, certains achètent avant les autres. Et parfois, ils se font reprendre juste après.
Le rebond “liquidité”, puis l’air qui se retire
Un cut de 25 points de base en janvier relèverait de la surprise. Ce serait interprété comme une Fed plus confiante sur l’inflation ou plus inquiète sur l’activité. Dans les deux cas, la première impulsion peut doper le Bitcoin. La mécanique reste la même : taux plus bas, conditions plus “respirables”, appétit pour le risque qui revient.
Un cut de 50 points de base ferait un effet plus spectaculaire, presque trop spectaculaire. Il peut déclencher une hausse immédiate du BTC, comme une porte qu’on ouvre brusquement. Mais cette porte donne parfois sur un couloir sombre : une baisse agressive ressemble souvent à un geste défensif. Et ce type de signal finit par contaminer le sentiment.
C’est là que le scénario “boost puis dégringolade” devient crédible. Une euphorie courte, alimentée par le mot “assouplissement”. Puis le retour du doute, quand le marché se demande pourquoi la Fed accélère. Le Bitcoin n’a pas besoin d’une mauvaise nouvelle confirmée pour corriger. Il lui suffit d’un soupçon bien placé.
Récession : les chiffres ne hurlent pas, mais ils parlent
Le risque récession n’a pas disparu, il s’est transformé. La règle de Sahm, souvent citée parce qu’elle est directe, reste sous son seuil d’alerte : 0,35 point en décembre 2025. Cela ne crie pas “récession immédiate”. Cela dit plutôt : “surveillance active”.
Côté New York Fed, il faut distinguer les outils. Le modèle DSGE publié en décembre 2025 évoque une probabilité de récession de 37,5 % sur l’année à venir, selon sa définition. Ce n’est pas un verdict, mais c’est un chiffre trop haut pour être rangé dans un tiroir.
Et l’indicateur “star” des marchés, basé sur l’écart de taux (Treasury spread), donne aussi une lecture moins rassurante que ce que certains espèrent. La mise à jour du 22 janvier 2026 affiche des probabilités chiffrées pour les mois à venir. Cela nourrit un climat où les rebonds du Bitcoin ressemblent parfois à des respirations, pas à des départs.
Dans ce décor, les économistes médiatiques remettent aussi la pression. Moody’s Analytics, via Mark Zandi, insiste sur une économie plus fragile qu’elle n’en a l’air malgré des chiffres de croissance qui peuvent tromper. Ce genre de discours pèse, car il influence les récits dominants dans la finance traditionnelle.
Titre SEO : Bitcoin et Fed : le 28 janvier 2026 peut déclencher un rebond… puis une correction rapide
