Brian Armstrong, PDG de Coinbase, vient de sortir du top 500 des milliardaires Bloomberg. Sa fortune est retombée autour de 7,5 milliards de dollars, après un pic à 17,7 milliards atteint il y a sept mois. Cette chute raconte surtout une chose : quand Coinbase tousse, la richesse de son patron éternue. L’essentiel de la valeur d’Armstrong reste lié à son exposition directe à l’action COIN, donc aux volumes de trading, aux cycles crypto et au moral du marché.
En bref :
- JPMorgan a abaissé son objectif de cours Coinbase de 27%, sur fond de marché crypto moins porteur.
- L’épisode illustre la dépendance de Coinbase aux volumes et au cycle, plus qu’à la “narrative” du moment.
Coinbase, une fortune branchée sur le prix du cycle
La mécanique est brutale, presque mathématique. Une action d’exchange est un pari sur l’activité. Quand les prix bougent, ça trade, Coinbase encaisse. Quand le marché s’endort ou recule, les volumes se tassent, et la valorisation s’aplatit.
Bloomberg explique que le décrochage récent de la fortune d’Armstrong s’inscrit dans le repli des cryptos et de Coinbase. C’est le genre de baisse qui ne ressemble pas à une “mauvaise semaine”. Elle efface un étage entier de richesse.
Le point intéressant, c’est la vitesse. Perdre plus de 10 milliards depuis un sommet vieux de sept mois, ce n’est pas une lente érosion. C’est une réévaluation du scénario, comme si le marché recalculait le futur à la calculette, sans arrondir.
JPMorgan tranche dans sa cible, et l’ambiance change
Le dernier coup de massue cité par Bloomberg vient de JPMorgan. La banque a réduit son objectif de cours sur Coinbase de 27%. Les raisons évoquées sont classiques, mais elles piquent : “softness” des prix crypto, volumes plus faibles, croissance des stablecoins jugée lente.
CoinDesk détaille le mouvement : la cible passerait de 399 à 290 dollars, juste avant les résultats. Ce timing compte. Une baisse d’objectif, ce n’est pas seulement un chiffre. C’est un panneau “prudence” planté sur la route.
Et puis il y a l’effet secondaire. Une action comme COIN est déjà nerveuse. Quand une grande banque ajuste son récit, la volatilité se nourrit d’elle-même. Les traders entendent “moins de volumes”, et ils imaginent déjà la suite du film.
Armstrong n’est pas seul, mais Coinbase reste un symbole
La baisse d’Armstrong s’insère dans un tableau plus large. Dans les phases de repli, les fortunes crypto se contractent vite, car elles sont souvent concentrées. Peu d’actifs, beaucoup de corrélation, et une liquidité parfois trompeuse.
Bloomberg souligne que d’autres figures du secteur ont aussi été touchées. Même quand les entreprises survivent très bien, la valeur “papier” peut fondre. Dans la crypto, être riche ressemble parfois à tenir un glaçon au soleil : ça peut rester solide, puis ça s’écoule d’un coup.
Le contraste avec Changpeng Zhao est instructif. Bloomberg le place très haut dans son propre classement, avec une fortune largement arrimée à Binance et à des actifs numériques. Ça rappelle que ces fortunes ne bougent pas toutes pour les mêmes raisons, ni au même rythme.
