L’attente touche à sa fin. Donald Trump dévoile aujourd’hui le nom du prochain patron de la Réserve fédérale américaine. Tous les signaux convergent vers Kevin Warsh, dont les probabilités ont explosé à 94% sur les marchés de prédiction.
En Bref
- Trump confirme vendredi son candidat pour diriger la banque centrale américaine
- Warsh, gouverneur Fed 2006-2011, écarté en 2017, prend sa revanche politique
- Wall Street anticipe un virage monétaire avec maintien possible de l’orthodoxie
Une nomination annoncée à la FED, Warsh s’impose après des mois d’incertitude
L’annonce présidentielle attendue vendredi doit clore plusieurs mois de spéculations autour de la succession de Jerome Powell à la tête de la FED. Donald Trump a confirmé publiquement qu’il communiquerait le nom de son choix ce vendredi. Il décrit son futur candidat comme une figure reconnue de la sphère financière, sans donner de nom.
Dans ce contexte, Kevin Warsh s’impose comme le favori. Les marchés de prédiction lui attribuent désormais une probabilité supérieure à 92 %. Ce niveau reflète une anticipation dominante, pas une décision officielle.

Warsh a récemment rencontré Trump à la Maison-Blanche. Selon plusieurs sources proches du dossier, les échanges ont porté sur l’orientation future des taux. Le président américain répète depuis des mois qu’il veut une FED plus favorable à des baisses rapides.
Le profil de Warsh renforce sa crédibilité. Diplômé de Stanford et Harvard, Warsh a bâti sa crédibilité durant sept années à Morgan Stanley avant de rejoindre l’administration Bush. Nommé gouverneur à 35 ans en 2006, il est devenu le plus jeune membre du conseil dans l’histoire centenaire de l’institution.
Entre pression politique et orthodoxie monétaire : le test Warsh
Cette possible nomination ressemble à une revanche politique. En 2017, Trump avait déjà envisagé Warsh avant de choisir Jerome Powell. Il a depuis exprimé des regrets sur cette décision. Warsh, de son côté, critique régulièrement l’évolution de la politique monétaire et plaide pour des réformes structurelles plutôt que des chocs brutaux.
Le contexte renforce l’enjeu. La FED a maintenu ses taux directeurs inchangés lors de la dernière réunion du FOMC, après plusieurs baisses en fin d’année précédente. Ce choix a ravivé les frictions entre la banque centrale et l’exécutif. Trump juge la trajectoire actuelle trop prudente.
Durant la crise de 2008, Warsh défendait une ligne ferme face au risque inflationniste. De nombreux analystes le classaient parmi les profils dits « faucons », favorables à une discipline monétaire stricte. Ses interventions plus récentes montrent toutefois une approche plus flexible, notamment sur la réduction du bilan de la FED.
Les marchés ont déjà ajusté leurs positions. Les rendements obligataires montent, le dollar se renforce et les actions évoluent avec prudence. Les investisseurs tentent d’estimer s’il maintiendra une ligne orthodoxe ou s’il accélérera les baisses de taux souhaitées par Trump.
Toutes, le procédure ne s’arrête pas à l’annonce présidentielle. Le Sénat doit encore confirmer le candidat. Jerome Powell, dont le mandat de président expire en mai, peut toutefois rester gouverneur jusqu’en 2028.
La probable nomination de Kevin Warsh place la FED au centre d’un équilibre délicat entre pression politique et crédibilité monétaire. Trump gagnerait un allié potentiel sur les taux. Warsh, lui, devra prouver son indépendance dans une institution où chaque mot déplace des milliards. La confirmation du Sénat constituera la prochaine épreuve décisive.
