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Le risque de shutdown aux Etats-Unis est à 78%, la loi CLARITY déraille

À 78% de risque, le shutdown US menace la loi CLARITY et plonge la crypto dans l’incertitude totale.
Crypto sous pression : l’Amérique politique plonge dans l’incertitude.

Ce week end, Polymarket a propulsé la probabilité d’un nouveau shutdown fédéral avant le 31 janvier 2026 à 78%. Sur la même ligne de temps, la CLARITY Act censée apporter une ossature au marché crypto avance, mais avec cette démarche hésitante d’un texte qui sent la négociation à répétition.

En bref :

  • À 78%, le risque de shutdown US s’envole et l’agenda du Congrès se grippe.
  • Le bras de fer sur le DHS rallume la mèche et retarde la loi CLARITY.
  • La crypto attend une règle claire, mais le flou gagne du terrain.

La plateforme crypto Polymarket met la pression

Le signal le plus parlant, c’est la vitesse : la probabilité a bondi en très peu de temps, signe que le marché ne “spéculait” plus, il réagissait à des blocages concrets au Sénat.

Dans le bruit, une phrase de Donald Trump a servi de détonateur médiatique : il a jugé “probable” un nouveau shutdown, en pointant la responsabilité démocrate. Et, ce n’est pas un coup isolé : le même réflexe de confrontation s’est vu récemment lorsqu’il a attaqué JPMorgan et évoqué 5 milliards réclamés. Ce genre de sortie ne vote aucune loi, mais ça chauffe les perceptions, donc les paris.

Le résultat est simple : plus l’incertitude monte, plus l’agenda législatif se fragilise. Et une loi “structurante” comme CLARITY ne gagne jamais quand l’urgence budgétaire mange tout l’oxygène.

Le nœud DHS : un veto politique qui bloque le paquet

L’étincelle du moment, c’est le financement du Department of Homeland Security (DHS). Chuck Schumer a annoncé que les démocrates ne donneraient pas les votes nécessaires pour avancer si ce volet reste inclus.

Son argument est que les garde fous seraient insuffisants, notamment sur les pratiques liées à l’immigration. Le débat s’est durci après une affaire à Minneapolis impliquant des agents fédéraux, devenue symbole dans la bataille politique autour du DHS.

Mais, au Sénat, sans une poignée de voix démocrates, difficile d’absorber le choc. Donc le paquet budgétaire ralentit. Et quand le budget ralentit, tout le reste se retrouve repoussé, y compris les textes crypto.

Au même moment, la CLARITY Act n’a pas seulement un souci de timing. Elle a un souci d’unité côté industrie. Brian Armstrong (Coinbase) a retiré son soutien à la version actuelle, avec une formule qui claque :

mieux vaut pas de loi qu’une mauvaise loi.

Derrière, on retrouve une friction très concrète : la façon dont le texte répartit les responsabilités notamment autour de la CFTC, et la question des stablecoins, en particulier tout ce qui ressemble de près ou de loin à du “rendement” sur des soldes, sujet que les lobbys bancaires regardent comme une menace directe.

Sources citées1
BrefCrypto L’actualité crypto en Afrique et dans le monde
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Guy Gomez
Auteur

Guy Gomez

Guy Gomez est analyste et journaliste spécialisé en cryptomonnaies chez BrefCrypto. Ses articles se distinguent par une lecture experte des marchés, intégrant cycles, psychologie des investisseurs et rapports de force macro-économiques. Il analyse avec précision les enjeux réglementaires internationaux, en évaluant leur impact concret sur Bitcoin, les altcoins et l’adoption institutionnelle. Guy Gomez accorde une place centrale aux risques systémiques et à la sécurité, en décortiquant les mécanismes de fraude, d’ingénierie sociale et les erreurs récurrentes des investisseurs. Il apporte enfin un regard stratégique sur l’Afrique, où il étudie l’équilibre entre régulation, souveraineté financière et usages réels des crypto-actifs.