Le Bitcoin grimpe juste avant la décision de la Fed parce que le marché parie sur un message “moins dur que redouté” et parce que le risque revient, doucement, sur les cryptos. On est le 28 janvier 2026, jour de réunion du FOMC. La Réserve fédérale doit publier son communiqué à 14h (heure de la côte Est) puis Jerome Powell parlera à 14h30. Ce duo “communiqué + conférence” suffit souvent à déplacer des milliards, même avant la première phrase.
En bref :
- Le Bitcoin monte avant la Fed car le marché anticipe un ton monétaire décisif.
- Les dérivés montrent un biais haussier, encore contenu.
- L’or en record renforce l’idée d’un repositionnement global des investisseurs.
Le marché achète l’attente, pas encore la décision
Le contexte est simple. Quand la Fed approche, les traders ajustent leurs positions. Ils achètent parfois avant, non pas par conviction profonde, mais parce que l’événement crée une fenêtre de volatilité. Et la crypto adore les fenêtres.
À quelques heures du communiqué, les investisseurs cherchent surtout un ton. Pas une révolution. Un mot de trop sur l’inflation peut refroidir la fête. Un soupçon de souplesse peut relancer l’appétit. Cette incertitude nourrit un réflexe classique : se placer avant, puis réagir vite après.
Le Bitcoin se maintient autour de la zone des 89 000 dollars, avec des pointes proches de 90 000 sur la séance. Ce niveau agit comme un panneau “zone sensible”. Il attire les acheteurs, mais aussi les vendeurs qui défendent des résistances.

Ce qui compte, c’est l’équilibre. Avant la Fed, beaucoup préfèrent une hausse “contrôlée”. Une montée lente donne l’impression que le marché respire. Une accélération brutale, elle, ressemble à un pari trop chargé.
Bitcoin : les dérivés rallument le moteur, mais sans hurler
Quand les cryptos montent avant un grand rendez-vous macro, les dérivés sont souvent derrière le rideau. Les contrats perpétuels, en particulier, révèlent si le marché s’excite ou s’il avance à pas mesurés. Ici, les taux de funding restent plutôt positifs sur les grandes capitalisations. C’est un biais haussier, mais pas une frénésie.
Ce détail change l’histoire. Un funding très élevé, c’est la promesse de liquidations en chaîne au moindre contretemps. Un funding modérément positif, c’est une hausse plus “respirable”. On peut monter, sans avoir besoin d’un miracle.
Dans ce climat, les altcoins suivent. Certains surperforment parce que la liquidité revient et que les traders cherchent du rendement. Le mouvement est souvent mécanique : si le Bitcoin tient, l’envie de risque glisse vers ETH, puis vers le reste, comme une vague qui change de plage.
L’or à des records : effet miroir sur le bitcoin
Autre élément qui pèse sur le sentiment : l’or. Le métal jaune a inscrit un record au-dessus de 5 200 dollars l’once ce 28 janvier. C’est un signal fort, car il raconte une demande de protection face au bruit géopolitique, au dollar, et aux doutes sur la trajectoire américaine.
À première vue, on pourrait croire que l’or et le Bitcoin se battent pour le même rôle. En pratique, ils cohabitent souvent. Quand l’or flambe, certains investisseurs se sentent “couverts” ailleurs et acceptent davantage de risque sur des actifs dynamiques. La crypto peut profiter de ce mélange paradoxal : prudence d’un côté, audace de l’autre.
Il y a aussi un effet récit. Un record sur l’or rappelle que la recherche de valeur refuge n’a pas disparu. Et le Bitcoin, même contesté, reste dans la même conversation mentale chez beaucoup d’acteurs.
Régulation et calendrier : le marché n’a pas qu’un œil sur Powell
La hausse ne s’explique pas uniquement par la Fed. Le calendrier politique ajoute une couche. Quand un vote ou une annonce réglementaire approche, le marché réévalue le “risque de surprise”. Même sans connaître l’issue, l’attention suffit à déplacer les flux.
C’est là que les altcoins deviennent plus nerveux. Ils sont plus sensibles aux histoires de conformité, de structure de marché, de surveillance, et de plateformes. Le Bitcoin encaisse mieux, car il est perçu comme le cœur du secteur. Le reste du marché, lui, réagit plus vite, dans les deux sens.
Résultat : on observe un avant-goût de positionnement. Les traders achètent l’événement, puis ils attendent la phrase qui fera pencher la balance. La crypto, au fond, n’aime pas seulement les réponses. Elle aime surtout les moments où tout peut basculer.
