Le Bitcoin revient au centre du jeu. Cette fois, ce n’est pas seulement à cause du prix, mais à cause d’un signal technique mis en avant par Peter Brandt, l’un des traders les plus suivis du marché. Selon lui, le BTC serait proche d’une phase de rupture, dans une configuration qu’il décrit avec sa formule désormais connue de « Banana Split ». Au même moment, le marché respire un peu mieux grâce au reflux du pétrole et à un apaisement partiel du stress géopolitique autour de l’Iran.
En bref :
- Peter Brandt estime que le Bitcoin approche d’une cassure majeure.
- Le reflux du pétrole et le calme relatif sur l’Iran soutiennent ce regain d’optimisme.
- Le scénario haussier séduit, mais il reste suspendu à une vraie confirmation du marché.
Peter Brandt ressort son scénario de rupture
Peter Brandt estime que le BTC approche d’un mouvement brutal, possiblement haussier, dans un contexte où le cours s’est rapproché des 69 803 dollars. Cette lecture n’est pas une certitude. C’est un signal de marché. Mais il tombe à un moment où plusieurs éléments extérieurs redonnent un peu d’élan aux actifs risqués.
Peter Brandt a partagé une lecture graphique qui repose sur deux structures imbriquées. Il parle d’une « petite banane » dans une « grande banane ». Derrière l’image, l’idée est plus classique qu’elle n’en a l’air : une figure de court terme se forme à l’intérieur d’une tendance haussière plus large, ce qui pourrait annoncer une accélération du mouvement.
Ce qui attire l’attention, c’est le changement de ton. Brandt avait encore adopté une posture bien plus prudente plus tôt en 2026, allant jusqu’à envisager un vrai plancher plus tard dans l’année. Son retour vers un scénario haussier ne passe donc pas inaperçu. Il ne s’agit pas d’un optimiste permanent qui répète la même chose chaque semaine.
Sa grille de lecture repose aussi sur l’idée que certains rythmes du Bitcoin se répètent. Brandt évoque des cycles proches d’une année. C’est ce qui nourrit sa conviction qu’un point d’inflexion pourrait être en train de se mettre en place. En clair, il ne dit pas que la hausse est acquise. Il dit que le marché entre dans une zone où l’inaction pourrait bientôt laisser place à un mouvement sec.
Le contexte macro donne un appui inattendu au Bitcoin
Le décor extérieur compte beaucoup. Ces dernières heures, les prix du pétrole ont nettement reculé après avoir bondi avec la guerre autour de l’Iran. Ce reflux s’est produit alors que Donald Trump a laissé entendre qu’une fin du conflit pouvait intervenir rapidement, ce qui a brièvement rassuré les marchés.
En parallèle, des discussions ont émergé autour d’une possible mobilisation des réserves stratégiques par les pays du G7. Reuters a toutefois indiqué qu’aucune libération immédiate n’avait été décidée, même si les gouvernements ont affiché leur volonté de soutenir l’approvisionnement énergétique si nécessaire.
Pour le Bitcoin, ce contexte change la musique. Quand le pétrole se détend et que la peur géopolitique baisse un peu, les investisseurs reviennent plus facilement vers les actifs volatils. Ce n’est pas une mécanique parfaite, mais cela aide. Le rebond récent du BTC s’inscrit précisément dans cette séquence plus légère, au moins à court terme.
Ce que la figure “Banana Split” peut vraiment signifier
Le terme fait sourire, mais le message est sérieux. La lecture de Brandt suggère qu’une compression est en train de se résoudre. Dans ce genre de situation, le marché peut soit casser franchement à la hausse, soit échouer et repartir plus bas. Même les commentateurs qui reprennent son scénario rappellent qu’il existe bien deux issues.
C’est là que beaucoup se trompent. Une figure technique n’est pas une promesse. Elle sert surtout à repérer un moment sensible. Autrement dit, le Bitcoin n’est pas “condamné” à exploser. Il est plutôt à un carrefour, avec une probabilité croissante d’en sortir vite.
L’autre point à garder en tête concerne les objectifs très ambitieux. Certains relais évoquent des extensions de long terme vers 250 000 à 280 000 dollars. Ces chiffres relèvent du scénario maximaliste, pas d’un objectif validé par le marché à ce stade. Ils montrent l’ampleur du pari haussier, mais ils ne doivent pas masquer le fait que tout dépend d’abord de la cassure immédiate.
