Les anciennes guerres du Bitcoin ressurgissent. Adam Back accuse Roger Ver de manipuler l’opinion avec des bots d’intelligence artificielle, ravivant une controverse vieille de sept ans sur l’identité même de la reine des cryptos.
Bref
- Adam Back dénonce une campagne de désinformation orchestrée par Roger Ver via des bots IA
- La bataille idéologique Bitcoin vs Bitcoin Cash refait surface après la publication du livre controversé de Ver
- Les investisseurs avertis comme Kiyosaki misent sur la rareté mathématique du BTC dans cette tempête médiatique
La guerre des blocs n’est pas terminée : Adam Back contre-attaque
Le conflit qui a déchiré la communauté Bitcoin en 2017 vient de connaître un nouveau rebondissement explosif. Adam Back, légende du mouvement cypherpunk et créateur de HashCash, le système cité par Satoshi Nakamoto dans le white paper original, a dégainé sur les réseaux sociaux contre Roger Ver, l’ancien évangéliste devenu partisan du Bitcoin Cash.
La polémique est partie d’un utilisateur nommé Mandrik, modérateur actif durant les fameuses block size wars. Ce dernier a vertement critiqué l’ouvrage de Ver, publié en 2024 et intitulé « Hijacking Bitcoin ». Dans ce l’ancien « Jésus du Bitcoin » accuse les développeurs d’avoir trahi la vision initiale de Satoshi.
Back n’y est pas allé de main morte dans sa réponse. Après avoir survolé une seule page du livre, il estime que la densité de mensonges par phrase atteint des sommets rarement observés. C’est la suite qui fait vraiment froid dans le dos. Pour lui, Ver déploie une petite armée de bots pilotés par intelligence artificielle pour diffuser de la désinformation contre Bitcoin.
Cette accusation arrive à un moment critique. Les fraudes crypto utilisant l’IA ont généré des milliards de dollars de pertes en 2025. Quand Back évoque ces « bots IA », il touche un point sensible.
Bitcoin Cash contre Bitcoin : une fracture qui ne cicatrise pas
Pour comprendre la violence de cette confrontation, il faut remonter à août 2017. À cette époque, la communauté se déchire sur une question technique aux implications philosophiques majeures. Comment faire évoluer le réseau pour traiter plus de transactions ?
Deux camps s’affrontent frontalement. Les partisans de Roger Ver réclament l’augmentation de la taille des blocs de 1 Mo à 8 Mo et 32 Mo. Pour eux, Satoshi voulait une monnaie numérique utilisable au quotidien, pas un actif de réserve inaccessible aux petites transactions. De l’autre, les développeurs comme Adam Back défendent une approche conservatrice privilégiant les solutions de seconde couche comme le Lightning Network. Leur crainte : des blocs trop volumineux centraliseraient le réseau en excluant les petits validateurs.
Le 1er août 2017, Bitcoin Cash naît d’un hard fork. Les détenteurs de BTC reçoivent du BCH. Les deux camps s’opposent violemment : accusations d’arnaque côté bitcoiners, trahison de Satoshi côté BCH.
Sept ans après, le Bitcoin trône à plus de 68 000 dollars avec une domination écrasante et Bitcoin Cash végète sous les 550 dollars. Même l’ancien sommet historique du BCH à 3 700 dollars en décembre 2018 appartient à une autre époque.
Ver s’accroche à l’idée que le BCH domine encore ; des figures Robert Kiyosaki, auteur du best-seller « Père Riche, Père Pauvre », choisissent explicitement le BTC.
Dans une déclaration, Kiyosaki a réaffirmé sa préférence pour Bitcoin à l’or. Il invoque que contrairement aux métaux précieux , Bitcoin possède une limite stricte de 21 millions. Cette rareté programmée séduit les investisseurs qui cherchent une protection contre la dévaluation monétaire.
La résurgence de cette vieille querelle n’est pas qu’un simple clash d’égos. Elle révèle des tensions profondes sur l’avenir de la finance décentralisée, à une époque où l’intelligence artificielle transforme radicalement les règles du jeu.
