Tom Lee prévient que 2026 pourrait être une année “douloureuse” pour la crypto, avec une baisse prolongée avant un rebond vers la fin de l’année. Le signal est déjà visible. Le Bitcoin est brièvement repassé sous 90 000 dollars, et le marché a pris un ton nettement plus défensif.
En bref :
- Le Bitcoin glisse sous 90 000 $ dans un climat tendu.
Tom Lee s’attend à une phase difficile en 2026, avant un mieux en fin d’année.
Tarifs, incertitude judiciaire et pression sur les taux pèsent sur la crypto.
Sous les 90 000 $ : un marché crypto qui manque d’air
Le passage sous 90 000 $ ne raconte pas toute l’histoire. Il raconte surtout l’humeur. Dès que le prix a cédé, les vendeurs ont repris la main. Les acheteurs, eux, ont cherché une raison claire de revenir.
Ce qui frappe, c’est la vitesse. Le marché crypto a réagi comme un actif “risk-on” classique. Même réflexe que sur les actions quand la peur remonte. Cette fois, l’idée d’un Bitcoin “à part” n’a pas pesé lourd face aux flux.
Il y a aussi une mémoire récente qui gêne. Les épisodes de désendettement laissent des traces. Après un choc, les opérateurs coupent le levier plus vite. Les plateformes aussi durcissent. Résultat : moins de carburant pour des rebonds propres. Plus de secousses, plus souvent.
Pourquoi Tom Lee parle de “douleur” en 2026
Tom Lee ne décrit pas un effondrement crypto sans fin. Il décrit une année qui teste la patience. Selon lui, 2026 pourrait ressembler à 2025 dans son climat. Beaucoup de bruit politique. Des marchés qui alternent accélérations et rechutes.
Le mot “douloureux” suggère une baisse qui dure, pas un simple décrochage d’une semaine. Cela peut vouloir dire des mois de range. Des rebonds qui s’éteignent vite. Et une sensation de marcher dans du sable, même quand le trend de fond reste intact.
Dans son scénario, le point clé est la fin du désendettement. Si le Bitcoin parvient à inscrire un nouveau sommet en 2026, ce serait un marqueur psychologique. Une manière de dire : “l’épisode est digéré”. Ce n’est pas une promesse. C’est un test, et il le présente comme tel.
Tarifs, Cour suprême, Japon : la macro reprend le volant
La baisse n’est pas née dans un coin de Telegram. Elle vient de la macro, et elle parle fort. Aux États-Unis, la séance a été brutale. Wall Street a enregistré sa plus forte chute en trois mois, sur fond de menaces tarifaires et de tensions géopolitiques.
Un détail a compté plus qu’il n’y paraît : l’incertitude juridique. La Cour suprême américaine n’a pas rendu la décision attendue sur le dossier des tarifs de Trump. Aucun calendrier n’a été donné. Dans un marché nerveux, cette absence de réponse devient une réponse en soi.
Et puis il y a le Japon. L’on évoque une “meltdown” sur le marché obligataire japonais au moment où la crypto phare a glissé sous 90 000 $. Le même mouvement se retrouve ailleurs : quand les taux et les obligations bougent mal, le risque se contracte partout.
Un rebond crypto fin 2026 : plausible, mais pas automatique
Parler de rebond pour le marché crypto en fin d’année ne veut pas dire “retour magique”. Il faut un changement d’air. Une détente sur les tensions commerciales, ou au moins une meilleure lisibilité. Il faut aussi que le marché retrouve une liquidité plus confortable. Sans ça, la hausse se construit en marches, pas en ascenseur.
Dans les scénarios pessimistes, certains niveaux reviennent dans les conversations. Chez Fundstrat, des projections internes évoquent un risque de chute vers 60 000–65 000 $ dans un premier semestre faible. Ce genre de borne ne prédit rien à elle seule. Elle donne un ordre de grandeur de stress.
La lecture la plus réaliste tient en une phrase : 2026 pourrait être une année de sélection. Les projets solides respirent mieux. Les récits creux souffrent. Et le Bitcoin, lui, continue de jouer son rôle d’aimant du marché. Quand la peur monte, il baisse. Quand la confiance revient, il capte les flux en premier.
