Ethereum vient de repasser sous 3 000 $ et le mouvement a un goût de “rupture”. Le marché teste maintenant un scénario baissier qui, s’il s’installe, peut ramener l’ETH vers une zone nettement plus basse en février. À l’instant, le prix oscille autour de 2 954 $ après avoir perdu le seuil psychologique des 3 000 $.
En bref :
- Ethereum repasse sous 3 000 $ et réactive un scénario baissier de court terme.
- La zone 2 800–3 000 $ est le support à surveiller de près.
- La Fed en mode pause prolongée garde l’ambiance “prudente” sur les actifs risqués.
3 000 $ : un chiffre rond, mais un vrai point de bascule
Le niveau des 3 000 $ n’est pas magique. Pourtant, il sert de repère collectif. Quand il cède, le marché change de rythme. Les acheteurs deviennent prudents. Les vendeurs prennent de l’air. Ce décrochage arrive dans un contexte “risk-off”.
La Fed a laissé ses taux inchangés le 28 janvier 2026, dans une fourchette 3,50 %–3,75 %. Le message reste celui de la patience. Les marchés lisent ça comme une pause prolongée, pas comme un feu vert.
Et quand le macro devient froid, l’Ethereum paie souvent plus vite que le Bitcoin. Il est plus “beta”. Plus sensible aux hésitations. Le passage sous 3 000 $ ressemble donc moins à un accident qu’à un signal de fragilité.
Le triangle cassé : quand le graphique cesse d’être neutre
Les figures de compression, comme un triangle symétrique, racontent une bataille. Au début, rien ne se décide. Puis un camp gagne. Quand la sortie se fait par le bas, la tendance de court terme bascule.

Dans ce type de configuration, un rebond peut piéger. Le prix reteste l’ancien support devenu résistance. Si le rejet est net, le marché valide la cassure. C’est exactement le genre de séquence que les traders surveillent, car elle transforme une “mèche” en mouvement plus structuré.
La conséquence, c’est une carte de niveaux qui s’active. Tant que l’ETH reste coincé sous ses résistances mobiles, le scénario baissier conserve l’avantage. Inversement, un retour solide au-dessus de la zone des 3 000 $ redonne de l’oxygène et peut invalider l’idée d’un décrochage durable.
2 800–3 000 $ : la zone où tout se joue, vraiment pour Ethereum
Sous les 3 000 $, le marché n’est pas immédiatement “foutu”. Il existe une zone de demande bien identifiée entre 2 800 $ et 3 000 $. BrefCrypto souligne que ce couloir correspond à des achats massifs sur plusieurs mois, ce qui peut créer un plancher défendu.
Ce n’est pas la beauté d’un indicateur qui compte, mais la mémoire des positions. Quand beaucoup d’investisseurs ont acheté dans une zone, ils ont tendance à la défendre. Parfois par conviction. Souvent par réflexe.
Si ce support cède proprement, le marché regarde mécaniquement plus bas. BrefCrypto évoque aussi des repères comme la moyenne mobile 200 jours autour de 2 460 $ et, plus largement, l’attraction psychologique des 2 000 $.
Février : jusqu’où peut descendre Ethereum ()ETH, et qu’est-ce qui peut sauver le scénario ?
Le risque principal, ce n’est pas “une journée rouge”. C’est une baisse qui s’auto-entretient. Moins de demande, plus de sorties, plus de prudence. Cointelegraph note justement une demande en baisse et des sorties des ETF spot ETH dans ce contexte, ce qui renforce l’idée de distribution.
Dans un marché nerveux, l’enchaînement est rapide. Les acheteurs attendent “mieux”. Les vendeurs testent la solidité des supports. Et la volatilité revient sans prévenir, surtout quand l’actualité géopolitique ou les taux dominent les écrans. La Fed elle-même reconnaît une inflation “quelque peu élevée” et une trajectoire dépendante des données. Ce flou maintient la pression sur les actifs risqués.
Mais le scénario n’est pas écrit à l’encre indélébile pour Ethereum. Un retour au-dessus des résistances clés, avec un vrai suivi, peut retourner le film. Il faut alors une reprise nette du momentum, pas un simple rebond technique. C’est souvent là que le marché tranche : soit il reconstruit, soit il glisse. Ceci n’est pas un conseil d’investissement, juste une lecture de marché.
