Dans le marché crypto, Ethereum reste fortement affaibli après une chute de plus de 50 % depuis son sommet, mais Tom Lee estime que cette phase pourrait marquer un point de retournement plutôt qu’une fin de cycle. Selon lui, le marché commence à envoyer un signal de reprise, même si la situation reste fragile. Cette lecture attire l’attention, d’autant plus que Bitmine soutient cette thèse avec une exposition massive à Ethereum.
En bref :
- Tom Lee estime qu’Ethereum approche d’un point bas crédible désormais.
- Le prix réalisé renforce l’idée d’un rebond potentiel sur Ethereum.
- Bitmine affiche sa conviction avec une exposition massive à ETH.
Décrochage crypto violent, mais peut-être trop évident pour durer
La chute d’Ethereum n’a rien d’anodin. Perdre plus de la moitié de sa valeur depuis un sommet annuel n’est jamais un simple accident de parcours. Dans n’importe quel marché, ce type de correction use les investisseurs, casse les narratifs trop propres et vide progressivement la conviction des plus impatients. Le secteur crypto ne fait pas exception.
C’est justement dans ce climat que Tom Lee situe son raisonnement. Selon lui, le marché pourrait déjà avoir absorbé l’essentiel du choc. Il s’appuie d’abord sur une lecture technique issue des travaux de Tom DeMark, analyste lié à Bitmine. Celui-ci estime observer une corrélation de 93 % entre la structure récente d’Ethereum et le comportement du S&P 500 durant deux épisodes historiques : le krach de 1987 et la correction de 2011.
L’idée peut sembler audacieuse, presque excessive. Pourtant, elle sert un point simple : les marchés répètent parfois moins les événements que leurs rythmes psychologiques. Dans ce cadre, si le parallèle avec 1987 domine, Ethereum aurait déjà marqué un creux autour du 7 mars. Si le scénario de 2011 est le bon, alors le bottom se jouerait maintenant. Dans les deux cas, la fenêtre de capitulation toucherait à sa fin.
Le prix réalisé redonne du poids au scénario haussier
L’argument le plus solide n’est toutefois pas le plus spectaculaire. Il repose sur le prix réalisé, autrement dit le coût moyen d’acquisition des ETH détenus on-chain. Ce niveau se situe actuellement autour de 2 241 dollars. Ethereum se traite donc sous ce seuil, avec une décote proche de 22 %. En clair, le détenteur moyen est sous l’eau.
Dans l’histoire de la crypto, ce genre de configuration n’est pas anodin. Quand un actif solide bascule sous son prix réalisé, le marché entre souvent dans une zone de douleur maximale. C’est là que les mains faibles lâchent. C’est aussi là que les investisseurs patients commencent à regarder autrement. Tom Lee rappelle d’ailleurs qu’au point bas du cycle 2025, ETH s’échangeait avec une décote de 21 % par rapport à ce même indicateur avant de repartir. Le parallèle, ici, saute aux yeux.
Ce n’est pas une garantie, mais c’est un signal. Et dans un marché aussi nerveux que la crypto, les signaux se paient cher lorsqu’ils convergent. Le prix, la structure psychologique et l’historique on-chain racontent soudain quelque chose de cohérent. Pas forcément une explosion immédiate, mais au moins une sortie progressive de la phase de pur rejet.
Bitmine ne parle pas dans le vide
Ce qui rend cette lecture plus intéressante, c’est que Bitmine ne se contente pas d’émettre une opinion. La société détient plus de 3 millions d’ETH stakés, soit une exposition estimée à environ 6,6 milliards de dollars aux niveaux récents. Au total, elle disposerait de près de 10 milliards de dollars en actifs crypto. Quand une entreprise aussi exposée affirme qu’un bottom se dessine, le marché écoute forcément avec plus d’attention.
Cette conviction affichée a d’ailleurs eu un effet immédiat. Les publications de Bitmine ont soutenu l’intérêt autour du dossier, au point de faire bondir le titre BMNR en préouverture le 16 mars. Cela ne prouve pas que Tom Lee a raison. En revanche, cela montre que son scénario n’est pas perçu comme une simple déclaration médiatique. Il s’inscrit dans une allocation réelle, lourde, assumée.
