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C’est quoi Bitget ? Guide complet de la plateforme crypto

Bitget est une plateforme d’échange centralisée de cryptomonnaies créée en 2018. Elle permet d’acheter et vendre du Bitcoin, de l’Ethereum et des centaines d’autres crypto-actifs, mais aussi d’utiliser des futures, du copy trading, des bots, des produits de rendement et plusieurs services Web3. L’entreprise revendique aujourd’hui 120 millions d’utilisateurs enregistrés et plus de 20 milliards d’USDT de volume quotidien sur l’ensemble de ses activités.

Une interface d’exchange Bitget réunit trading spot, futures, copy trading, réserves et wallet
Bitget combine achat de cryptos, trading avancé, copy trading, token BGB, réserves et wallet non custodial.

Bitget s’est surtout fait connaître grâce au copy trading, avant d’élargir progressivement son modèle. En 2026, l’entreprise ne veut d’ailleurs plus être présentée uniquement comme un exchange crypto. Elle utilise le terme Universal Exchange, ou UEX, avec l’ambition de réunir cryptomonnaies, actifs tokenisés et produits issus de la finance traditionnelle dans une même infrastructure.

Ce développement ne doit pas faire oublier ce qu’est Bitget juridiquement et techniquement pour son utilisateur : un intermédiaire. Lorsque des cryptos sont conservées sur l’exchange, Bitget contrôle leur infrastructure de garde. Ce fonctionnement diffère profondément d’un wallet non custodial où l’utilisateur possède directement ses clés.

Frais, sécurité, preuve de réserves, BGB, copy trading, réglementation et accès selon le pays : voici ce qu’il faut réellement comprendre avant d’utiliser Bitget.

Bitget est d’abord un exchange crypto centralisé

Pour comprendre Bitget, il faut d’abord comprendre le fonctionnement d’un CEX. Notre guide sur le fonctionnement d’un exchange crypto centralisé et la différence avec un DEX permet d’approfondir cette distinction.

Un exchange centralisé joue principalement le rôle de place de marché.

Un utilisateur possède des euros, dollars, USDT ou autres actifs. Un autre souhaite acheter ou vendre du Bitcoin. Bitget fournit l’infrastructure permettant de rapprocher ces opérations, tenir un carnet d’ordres et exécuter les transactions.

Imaginez un marché numérique fonctionnant 24 heures sur 24.

Des vendeurs proposent du BTC à différents prix. Des acheteurs indiquent combien ils sont prêts à payer. Le moteur de Bitget fait correspondre les ordres.

C’est le principe du trading spot.

Bitget est donc différent de Bitcoin lui-même. Bitcoin est un réseau décentralisé. Bitget est une entreprise qui construit des services autour de Bitcoin et d’autres actifs.

Cette distinction paraît élémentaire, mais elle évite une confusion fréquente.

Acheter du BTC sur Bitget ne signifie pas que Bitget contrôle Bitcoin.

La plateforme contrôle cependant le compte depuis lequel son utilisateur achète et vend tant que les fonds restent dans son système.

Bitget a été lancé en 2018 et affirme aujourd’hui compter 120 millions d’utilisateurs enregistrés. CoinGecko lui attribue actuellement un Trust Score de 10/10 et le place parmi les principaux exchanges centralisés suivis par son classement. Ce score mesure notamment la liquidité, les volumes, la cybersécurité et la disponibilité d’informations sur les réserves. Il ne constitue évidemment pas une garantie contre une faillite ou une perte future.

Acheter de la crypto reste sa fonction la plus simple

L’utilisation la plus basique de Bitget ne nécessite aucun produit sophistiqué.

L’utilisateur crée un compte, effectue les vérifications demandées, alimente son compte selon les moyens disponibles dans son pays puis achète une cryptomonnaie.

Prenons 100 USDT.

Sur le marché BTC/USDT, l’utilisateur peut échanger une partie de ses 100 USDT contre une fraction de Bitcoin.

Il n’a pas besoin d’acheter un BTC entier.

Même logique avec Ethereum, Solana ou d’autres actifs disponibles sur la plateforme.

Deux types d’ordres permettent déjà de comprendre l’essentiel.

L’ordre au marché cherche à acheter ou vendre immédiatement au meilleur prix disponible dans le carnet. Sa priorité est l’exécution.

L’ordre limite permet au contraire de fixer un prix. Si Bitcoin vaut 80 000 dollars et qu’un utilisateur souhaite uniquement acheter à 78 000 dollars, il peut placer une limite autour de ce niveau. L’ordre restera en attente tant que les conditions ne seront pas remplies.

Bitget propose également Convert, qui simplifie davantage l’échange entre deux actifs en évitant au débutant de manipuler directement le carnet d’ordres.

La simplicité ne doit toutefois pas cacher les différences de coût.

Un ordre au marché peut subir du slippage si la liquidité est faible. Un produit Convert peut intégrer la différence entre les prix proposés. Une carte bancaire peut avoir une structure tarifaire différente d’un dépôt classique.

La plateforme est donc facile à utiliser.

Comprendre le prix réellement payé demande un peu plus d’attention.

C’est valable pour Bitget comme pour pratiquement tous les exchanges.

Les frais spot commencent à 0,1 %

Bitget applique actuellement un tarif spot standard de 0,1 % pour le maker et 0,1 % pour le taker.

Le vocabulaire paraît technique.

Il est assez simple.

Un maker place généralement un ordre qui ne s’exécute pas immédiatement et ajoute donc de la liquidité au carnet.

Un taker accepte une offre déjà présente et retire cette liquidité.

Sur Bitget, le taux spot de base est identique pour les deux à 0,1 %. La plateforme indique également qu’un paiement des frais en BGB peut ramener ce taux standard à 0,08 %, avant les éventuels avantages liés aux niveaux VIP.

Sur un achat spot de 1 000 USDT, 0,1 % représente 1 USDT de frais de trading.

Cela semble peu.

Un trader qui multiplie les opérations doit toutefois additionner les achats et les ventes.

Il faut également regarder les retraits.

Envoyer du Bitcoin, de l’Ether ou un stablecoin vers un wallet externe entraîne des frais qui dépendent notamment de l’actif et du réseau. Ils ne sont pas identiques aux commissions de trading.

Les futures utilisent encore une autre grille : Bitget affiche actuellement 0,02 % pour un maker et 0,06 % pour un taker aux tarifs standards. Les contrats perpétuels peuvent aussi comporter des funding rates payés périodiquement entre traders.

Le chiffre « 0,06 % » ne doit donc jamais être interprété comme le coût total d’une stratégie futures conservée pendant plusieurs semaines.

Frais de transaction, funding et éventuellement intérêts s’additionnent.

C’est justement lorsque Bitget quitte le spot que la plateforme devient beaucoup plus complexe.

Les futures sont puissants et beaucoup plus risqués

Bitget s’est largement développé grâce aux produits dérivés.

Un future permet de s’exposer au prix d’un actif sans fonctionner comme un simple achat spot.

Un trader peut ouvrir une position longue s’il anticipe une hausse.

Il peut ouvrir une position courte s’il anticipe une baisse.

Puis vient l’effet de levier.

C’est ici que le risque change d’échelle.

Avec 1 000 USDT et un levier x10, une position peut obtenir une exposition théorique beaucoup plus importante que le capital initial. Une hausse relativement faible produit alors un gain amplifié.

Une baisse relativement faible produit exactement l’effet inverse.

Si le collatéral devient insuffisant, la position est liquidée.

Le trader n’a pas besoin de cliquer volontairement sur « vendre ». Le moteur de risque peut fermer la position pour empêcher que les pertes continuent à augmenter.

Un utilisateur venant simplement acheter du Bitcoin peut donc se retrouver devant deux produits portant presque le même nom :

BTC/USDT spot.

BTCUSDT perpetual futures.

Les deux suivent Bitcoin.

Ils ne présentent pas du tout le même risque.

Notre glossaire complet de l’écosystème crypto permet notamment de distinguer futures, CFD, liquidation, marge et autres termes que Bitget affiche dans son interface.

Un débutant n’a aucune obligation d’utiliser les produits dérivés.

Il peut créer un compte, acheter du Bitcoin au comptant et ne jamais ouvrir une position à levier.

C’est même une distinction importante lorsque quelqu’un demande simplement « comment utiliser Bitget ».

Utiliser Bitget et trader des futures ne sont pas synonymes.

Le copy trading a construit une partie de sa réputation

Le copy trading est probablement la fonctionnalité la plus associée à l’identité historique de Bitget.

Le principe paraît presque évident.

Un trader publie ses performances et sa stratégie sur la plateforme. D’autres utilisateurs peuvent choisir de le suivre. Lorsque le trader ouvre certaines positions, celles-ci sont reproduites automatiquement sur les comptes de ses abonnés selon les paramètres définis.

Cela évite de placer chaque ordre manuellement.

Et c’est précisément ce qui peut donner une fausse impression de facilité.

Copier un trader ne signifie pas copier uniquement ses gains.

Les pertes sont copiées aussi.

Bitget permet heureusement de définir plusieurs paramètres, notamment un capital attribué au trader, des niveaux de take profit, des stop loss ou des limites de copie. Sa fonction de « copie intelligente » calcule notamment l’exposition en fonction d’une proportion des fonds attribués au trader suivi.

Le copy trading comporte aussi une dimension économique.

Bitget indique que les utilisateurs copiant certains traders peuvent leur reverser généralement 10 à 20 % des profits réalisés, en plus des frais de trading et, dans le cas des futures, des éventuels funding rates.

Un trader affichant +80 % de performance historique peut donc être attirant.

Il faut regarder plus loin.

Depuis combien de temps trade-t-il ?

Quel a été son drawdown maximal ?

Utilise-t-il du levier ?

Combien de positions sont ouvertes simultanément ?

La performance vient-elle d’un marché haussier exceptionnel ?

Bitget automatise la reproduction des ordres.

Il n’automatise pas la compétence du trader suivi.

Cette différence mérite d’être comprise avant de cliquer sur « Copier ».

Bitget propose aussi bots, Earn et produits automatisés

L’écosystème ne s’arrête plus au trading manuel.

Bitget propose des bots permettant d’automatiser certaines stratégies, notamment des grilles d’achat et de vente.

Un bot grid peut, par exemple, être configuré pour acheter progressivement lorsqu’un actif descend dans une fourchette puis revendre par étapes lorsqu’il remonte.

Le bot travaille jour et nuit.

Il n’a pas peur.

Il n’a pas non plus d’intelligence magique capable de prédire le marché.

Il exécute les règles.

Si les règles deviennent mauvaises parce que le contexte change, l’automatisation peut surtout permettre de répéter l’erreur plus efficacement.

Bitget a également lancé en 2026 du Bot Copy Trading, qui permet aux utilisateurs de reproduire des stratégies automatisées proposées par d’autres traders.

À côté du trading existent différents produits regroupés sous des appellations comme Earn.

Le principe consiste généralement à placer certains actifs afin d’obtenir un rendement.

Il faut toujours demander d’où vient ce rendement.

Staking ?

Prêt ?

Campagne promotionnelle ?

Distribution de tokens ?

Produit structuré ?

Les risques sont différents.

Un stablecoin placé à 4 % et un token obscur promettant 60 % d’APY ne doivent pas être comparés uniquement à partir du rendement affiché.

Bitget peut servir d’interface à ces produits.

La plateforme ne fait pas disparaître le risque du sous-jacent.

Dit autrement, plus l’utilisateur s’éloigne de l’achat spot, plus il doit comprendre ce qu’il fait réellement.

L’application peut garder la même apparence.

Le produit financier derrière le bouton peut avoir complètement changé.

BGB est le token lié à l’écosystème Bitget

Bitget possède également son propre crypto-actif : BGB, pour Bitget Token.

BGB a été lancé comme token utilitaire associé à la plateforme. Il permet notamment d’obtenir certains avantages, parmi lesquels des réductions de frais et l’accès à différents produits ou campagnes de l’écosystème.

Son rôle a néanmoins beaucoup évolué.

En septembre 2025, Bitget a annoncé un partenariat avec la blockchain Morph. La Morph Foundation doit prendre en charge une partie du développement de BGB, tandis que le token est utilisé comme actif de gas et de gouvernance sur Morph. Bitget avait prévu de transférer 440 millions de BGB détenus par son équipe vers la fondation.

Le token est donc désormais plus large qu’un simple coupon de réduction interne à l’exchange.

Cela ne signifie surtout pas que détenir BGB équivaut à posséder une action Bitget.

Ce n’est pas une part du capital de l’entreprise.

Son prix dépend du marché crypto, de sa demande, de son offre, de ses utilisations et des attentes autour de l’écosystème.

Un utilisateur peut très bien utiliser Bitget sans construire son portefeuille autour de BGB.

Le rabais sur les frais doit d’ailleurs être comparé au risque de détenir un token supplémentaire.

Économiser quelques dollars de commissions n’est pas nécessairement intéressant si l’utilisateur achète beaucoup plus de BGB qu’il n’en avait besoin et que le token perd fortement de la valeur.

Les tokens d’exchange possèdent souvent une économie étroitement liée à l’activité de leur écosystème.

Cela peut être une force lorsque la plateforme grandit.

Cela crée également une concentration supplémentaire du risque.

Bitget Wallet n’est pas la même chose que l’exchange

Une confusion revient souvent : Bitget et Bitget Wallet sont-ils exactement la même chose ?

Non.

Ils appartiennent au même écosystème de marque, mais le mode de conservation est différent.

Sur l’exchange Bitget, la plateforme centralisée assure la garde des actifs déposés dans le compte.

Bitget Wallet est au contraire présenté comme un wallet self-custodial, ou non custodial.

L’utilisateur contrôle ses actifs à travers son propre portefeuille.

La version actuelle de Bitget Wallet annonce la prise en charge de plus de 130 blockchains et de plus d’un million de crypto-actifs et actifs tokenisés. Elle intègre swaps, paiements, stablecoins et accès aux marchés on-chain.

BrefCrypto avait déjà consacré un guide à l’utilisation de Bitget Wallet et à la différence apportée par la garde non dépositaire.

Cette différence est beaucoup plus importante que le logo.

Supposons que 0,1 BTC soit affiché sur le compte exchange.

L’utilisateur dépend de l’exchange pour effectuer le retrait.

S’il retire ces BTC vers un wallet dont il contrôle réellement les clés, il dépend ensuite de sa capacité à sécuriser ces clés.

Le premier modèle crée un risque de contrepartie.

Le second crée une responsabilité personnelle beaucoup plus élevée.

Aucun n’est parfait.

Perdre une seed phrase peut être catastrophique.

Laisser tous ses actifs sur une plateforme centralisée crée une dépendance envers cette entreprise.

Comprendre Bitget exige donc de séparer ces deux mondes : Bitget Exchange est centralisé ; Bitget Wallet est conçu pour la self-custody.

Les réserves affichent 135 % en septembre 2026

Depuis l’effondrement de FTX en 2022, une question revient régulièrement pour tous les exchanges : les actifs affichés sur les comptes des utilisateurs existent-ils réellement dans les réserves ?

Bitget a lancé son système de Proof of Reserves en décembre 2022.

La plateforme publie depuis des mises à jour mensuelles.

La 46e publication, datée du 17 septembre 2026, affiche un ratio global de réserves de 135 % et étend le dispositif à 19 actifs. Cela signifie que, selon les données publiées par Bitget dans ce système de preuve, les réserves suivies dépassent les avoirs clients correspondants au ratio indiqué.

Les utilisateurs peuvent également vérifier l’inclusion de leurs propres actifs au moyen d’un système basé sur un arbre de Merkle.

C’est utile.

Ce n’est pas la même chose qu’une garantie publique des dépôts.

Une Proof of Reserves apporte une visibilité sur certains actifs détenus et permet des vérifications cryptographiques. Elle ne doit pas être interprétée seule comme une analyse exhaustive de l’ensemble du bilan financier d’une société, de toutes ses dettes, de ses engagements juridiques ou de la qualité de sa gouvernance.

C’est une nuance importante.

Dire « réserves à 135 % » est informatif.

Dire « il est donc impossible que Bitget rencontre un problème financier » serait beaucoup trop fort.

Pour replacer le chiffre dans le contexte, CoinGecko affiche également les données de réserves de l’exchange et lui attribue actuellement son Trust Score maximal de 10/10.

Les deux informations améliorent la transparence.

Elles ne rendent jamais un CEX équivalent à un compte garanti sans risque.

Le fonds de protection dépassait 380 millions de dollars

Bitget ajoute un second mécanisme : son Protection Fund.

Le fonds existe depuis 2022 et la plateforme s’engage à maintenir sa valorisation au-dessus de 300 millions de dollars.

En août 2026, sa valeur moyenne atteignait 382 millions de dollars. Elle est descendue à environ 345 millions au début du mois et a atteint un pic supérieur à 441 millions de dollars le 27 août. Bitget indique que le fonds repose notamment sur environ 5 500 BTC.

La variation est instructive.

Une partie importante du fonds étant libellée en Bitcoin, sa valeur en dollars augmente lorsque BTC monte et peut diminuer lorsque Bitcoin baisse.

Le chiffre n’est donc pas fixe.

Il faut également éviter d’assimiler automatiquement ce fonds à un système public de garantie bancaire.

Un fonds interne créé par un exchange fonctionne selon ses propres conditions. Un régime national de garantie des dépôts repose sur une architecture juridique totalement différente.

Cette nuance vaut pour tous les exchanges qui mettent en avant des fonds de protection.

Le fonds constitue un coussin supplémentaire.

Il ne transforme pas la plateforme en banque centrale.

Cette distinction rappelle pourquoi les problèmes rencontrés par d’autres intermédiaires crypto restent intéressants à étudier. BrefCrypto a récemment analysé l’affaire Zondacrypto, où des milliers de plaintes et la perte d’accès présumée à un cold wallet ont remis le risque de conservation au centre du débat.

Un CEX peut publier davantage de garanties techniques qu’un concurrent.

Le risque de contrepartie n’atteint jamais zéro tant qu’une entreprise détient les clés à la place de ses clients.

La situation réglementaire européenne reste particulière

Voilà probablement la partie la plus importante pour un lecteur européen en septembre 2026.

Bitget n’a pas encore annoncé avoir obtenu son agrément MiCA définitif dans l’Union européenne.

Bitget EU a déposé une demande d’autorisation comme prestataire de services sur crypto-actifs auprès de la FMA autrichienne. Dans sa mise à jour du 2 juillet 2026, l’entreprise précisait que les services européens seraient proposés une fois l’autorisation obtenue et les procédures réglementaires finalisées.

Le contexte français est encore plus particulier.

Bitget avait été placé sur la liste noire de l’AMF à partir de novembre 2023 pour avoir fourni certains services sans l’enregistrement requis à l’époque. L’AMF indique désormais que www.bitget.com a été retiré de cette liste noire le 9 juillet 2026.

Retrait de liste noire ne veut cependant pas dire agrément MiCA.

Entre-temps, Bitget avait suspendu ses services aux résidents français.

Les nouvelles inscriptions françaises avaient été arrêtées dès le 16 janvier 2026. La plateforme avait ensuite annoncé la fin de ses services en France à compter du 31 mars 2026, couvrant spot, produits dérivés, P2P, Earn et copy trading.

Bitget expliquait vouloir revenir après l’obtention et le passeportage de sa future autorisation MiCA.

La conformité européenne est devenue une véritable ligne de partage dans l’industrie, comme le montre notre analyse sur la transformation du marché crypto européen sous MiCA.

Pour un utilisateur, la règle est donc simple : ne jamais conclure qu’une application est légalement disponible dans son pays simplement parce qu’elle s’ouvre sur son téléphone.

Il faut vérifier l’entité juridique et la licence applicable à sa résidence.

Bitget veut devenir beaucoup plus qu’un exchange crypto

L’évolution récente de Bitget est probablement la partie la plus intéressante de son histoire.

La société parle désormais de Universal Exchange, ou UEX.

L’idée est de dépasser le modèle du CEX classique limité aux paires BTC/USDT, ETH/USDT et autres cryptomonnaies.

La plateforme développe un environnement combinant crypto native, actifs on-chain et exposition à certains produits issus des marchés traditionnels. Bitget met notamment en avant des actions tokenisées, ETF, or, matières premières et différents instruments de trading, selon les produits et les juridictions disponibles.

Cette convergence dit quelque chose de plus large sur l’évolution du secteur.

Les premiers exchanges crypto étaient surtout des lieux où l’on échangeait Bitcoin contre des dollars.

Puis sont arrivés les altcoins.

Les futures.

Le staking.

Les stablecoins.

La DeFi.

Les actions tokenisées.

À terme, l’utilisateur pourrait ne plus penser en catégories aussi strictes.

Il pourrait ouvrir une seule interface et passer de Bitcoin à un stablecoin, puis à une représentation tokenisée d’un actif financier traditionnel.

Bitget parie clairement sur cette direction.

Mais tous ces produits ne possèdent pas la même nature juridique.

Une vraie action détenue auprès d’un courtier, un token représentant une action et un CFD répliquant le prix d’une action sont trois choses différentes.

Même graphique.

Droits très différents.

C’est pourquoi le passage au modèle UEX rend la pédagogie encore plus importante.

Plus une plateforme devient universelle, plus l’utilisateur doit savoir exactement ce qu’il est en train d’acheter.

Bitget n’est ni un wallet Bitcoin ni une banque

À ce stade, la définition peut être résumée beaucoup plus précisément.

Bitget n’est pas une blockchain.

Ce n’est pas Bitcoin.

Ce n’est pas non plus un simple wallet.

Et malgré plusieurs fonctions qui ressemblent à celles d’une application financière, ce n’est pas automatiquement une banque avec les protections associées aux dépôts bancaires.

Bitget est avant tout un intermédiaire crypto centralisé.

Il fournit la liquidité, les carnets d’ordres, les outils de trading, la garde centralisée, le copy trading et différents produits financiers.

Pour un débutant, ses fonctions les plus simples restent l’achat, la vente et la conversion de crypto-actifs.

Pour un trader plus expérimenté, futures, bots, marge et copy trading offrent davantage d’outils.

La complexité supplémentaire ne signifie pas nécessairement une meilleure stratégie.

Un utilisateur peut parfaitement utiliser Bitget uniquement comme rampe d’achat avant de transférer ses actifs vers un wallet personnel.

Un autre peut préférer laisser ses cryptos sur la plateforme pour bénéficier de la simplicité opérationnelle.

Un troisième peut trader activement.

Les trois utilisent le même Bitget.

Ils ne prennent pas les mêmes risques.

C’est ce qui rend les questions de garde et de juridiction beaucoup plus importantes que l’apparence de l’application.

Depuis la RDC ou un autre marché où le cadre crypto est encore en construction, il faut également vérifier les règles locales, la disponibilité réelle des services et surtout les possibilités de dépôt et de retrait. Notre guide sur l’utilisation de la crypto en RDC, entre mobile money, banques, stablecoins et sécurité détaille précisément ces contraintes.

Le meilleur exchange du monde devient peu utile si l’argent peut entrer facilement mais sortir difficilement vers le moyen de paiement dont l’utilisateur a réellement besoin.

Alors, à quoi sert réellement Bitget ?

À sa forme la plus simple, Bitget sert à acheter, vendre et échanger des cryptomonnaies.

C’est déjà sa fonction principale.

Le reste s’est construit autour.

Le trader dispose de futures et de la marge.

Le débutant peut utiliser Convert.

Celui qui souhaite suivre d’autres traders dispose du copy trading.

Des bots automatisent certaines stratégies.

BGB relie une partie de l’écosystème et possède désormais un rôle plus large sur Morph.

Bitget Wallet fournit une porte vers la self-custody et les applications Web3.

La Proof of Reserves tente d’apporter davantage de visibilité sur les actifs détenus par l’exchange.

Le Protection Fund ajoute un coussin financier supplémentaire.

Puis le modèle UEX pousse Bitget vers les actifs tokenisés et des marchés qui dépassent désormais largement la seule crypto.

L’ensemble est impressionnant par son étendue.

Cette étendue constitue également la principale difficulté.

Un débutant qui voulait seulement acheter 50 euros de Bitcoin peut rapidement se retrouver devant futures, levier, bots, Earn, copy trading, BGB et des dizaines de campagnes promotionnelles.

Il n’a besoin d’aucune de ces fonctions pour posséder du Bitcoin.

C’est peut-être la chose la plus importante à comprendre.

Une plateforme peut proposer cent outils.

Le nombre d’outils utilisés ne mesure pas la qualité de l’investissement.

Pour quelqu’un qui découvre Bitget, commencer par comprendre spot, frais, retrait et sécurité du compte est déjà suffisant. Le reste peut venir progressivement.

Et si le but est simplement d’acheter Bitcoin à long terme, notre guide complet sur Bitcoin permet de revenir à l’actif lui-même plutôt qu’aux produits proposés par les exchanges.

Bitget restera alors ce qu’il est réellement : une infrastructure permettant d’accéder au marché, pas le marché lui-même.

Sources citées1
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Tricia Bukili
Auteur

Tricia Bukili

Passionnée par l’évolution technologique, j’ai découvert l’univers du Bitcoin et de la blockchain dès 2020, un écosystème dont la nature décentralisée a immédiatement fait écho à ma vision d’un monde plus autonome. Forte d’une expertise progressive acquise à travers une veille constante, l’analyse des marchés crypto et la compréhension des mécanismes on-chain, je mets aujourd’hui mes compétences au service de la vulgarisation et de l’éducation financière. Mon objectif est de rendre ces technologies accessibles, fiables et compréhensibles, convaincue qu’elles constituent un levier majeur de souveraineté financière et un outil essentiel pour reprendre le contrôle de son avenir économique.