Après une fin d’année 2025 secouée comme un tapis, le marché crypto démarre 2026 avec une drôle d’énergie : moins d’euphorie, plus de conviction. Les écrans repassent au vert, et ça change tout. Pas parce que “ça monte”, mais parce que le flux revient, doucement, comme une marée.
Un marché Crypto au-dessus des 3 000 milliards : le retour du volume, pas seulement des prix
Ce début d’année ressemble à un réveil collectif : les investisseurs qui s’étaient recroquevillés sur le stablecoin recommencent à prendre du risque. Et, détail qui compte, ce mouvement n’est pas isolé : Bitcoin, Ethereum et XRP avancent en trio, chacun avec sa musique. La capitalisation globale du marché Crypto navigue autour de 3,2 trillions de dollars (3 200 milliards), un seuil psychologique qui agit comme une banderole : “le marché est vivant”.
Mais le vrai nerf de la guerre, c’est le volume. Quand les échanges sur 24 heures repartent franchement (autour de la zone des 120–140 milliards $ selon les agrégateurs), ce n’est plus juste un rebond technique : c’est de la liquidité qui revient, donc de la confiance qui se risque.
Et derrière cette amélioration, il y a un carburant qu’on sous-estime souvent : le “macro”. Cette semaine, le marché a les yeux rivés sur des publications américaines sensibles (JOLTS le 7 janvier 2026, emploi/NFP le 9 janvier 2026). Pour la crypto, ces dates peuvent faire l’effet d’un coup de sifflet : tout le monde se repositionne avant le chiffre.
Bitcoin vise 100 000 $ : une marche, ou un piège bien éclairé ?
Côté Bitcoin, la photo du jour est claire : le prix gravite autour des 93–94k. L’objectif des 100 000 $ n’est plus un fantasme, c’est une porte. Et comme toutes les portes, elle peut s’ouvrir ou se refermer sur des doigts.
Techniquement, plusieurs analystes notent un basculement de régime : certains indicateurs de structure sont repassés en mode “risk-on”, avec l’idée d’une transition de “faiblesse” vers “force”. C’est encourageant, mais ça n’annule pas le scénario classique du bull trap : une poussée qui attire les derniers acheteurs avant une correction sèche.
Ce débat est d’autant plus vif que la demande “institutionnelle” n’a pas disparu. Entre les ETF et les acteurs corporate, le marché sent qu’il existe une main invisible mais il ne sait pas si elle pousse, ou si elle attend juste un meilleur prix. Même Strategy (ex-MicroStrategy) continue d’occuper le paysage, malgré une fin 2025 douloureuse sur le papier.
Ethereum et XRP : l’altseason ne crie pas, elle chuchote
Pendant que bitcoin joue le rôle du métronome, Ethereum avance avec un style différent : plus “industriel”. Autour de 3 220 $, l’ETH profite d’un regain d’appétit pour le risque, mais aussi d’histoires de trésorerie et d’accumulation qui rassurent certains investisseurs.

Ce qui est intéressant, c’est que l’ETH ne monte pas forcément “en fanfare”. Il grimpe parfois avec une logique de marché plus mature : volumes en hausse, niveaux techniques repris, et narration ETF qui revient par cycles. Bref, une Crypto qui se comporte un peu moins comme une loterie, un peu plus comme un actif.
Et puis il y a XRP, l’élève turbulent qui adore surprendre. À 2,34 $ et avec un rebond hebdo notable, l’actif profite d’un thème devenu central en 2026 : les flux ETF. Les entrées de capitaux sur les produits liés à XRP sont scrutées comme un baromètre : parfois, elles racontent une histoire plus haussière que le sentiment sur les réseaux.
Dernier ingrédient, plus rare mais explosif : la géopolitique. La situation au Venezuela, avec le choc politique autour de Nicolás Maduro et les tensions sur l’axe pétrole/États-Unis, ajoute une couche de nervosité mondiale. Et la nervosité, en 2026, se déverse vite sur la Crypto, tantôt comme couverture, tantôt comme prise de risque pure.
