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Audit & crypto : les quatre géants renforcent leurs services

Les géants de l’audit entrent dans l’arène crypto sous haute tension.
Les géants de l’audit entrent dans l’arène crypto sous haute tension.

En 2026, PwC, Deloitte, EY et KPMG ne se contentent plus de “tester” la crypto. Ils musclent leurs offres, parce que les règles deviennent enfin lisibles sur des marchés clés, surtout aux États-Unis. Ce basculement change l’équation pour les sociétés crypto, mais aussi pour les banques et les grands groupes qui tokenisent des actifs ou envisagent des paiements en stablecoins.

Un feu vert réglementaire qui change la posture

L’ambiguïté juridique recule. Quand une direction financière sait à quoi s’en tenir, elle signe plus facilement un mandat. Aux États-Unis, le GENIUS Act a posé un socle pour les “payment stablecoins”. Le texte est devenu loi le 18 juillet 2025 et fixe un cadre de supervision, de réserves et de fonctionnement pour ces jetons adossés au dollar.

La mise en œuvre compte autant que la loi. Fin 2025, des régulateurs ont commencé à préciser les procédures et les attentes prudentielles, ce qui enlève une couche d’incertitude opérationnelle. Les grands cabinets peuvent alors intervenir avec moins de prudence “défensive”.

PwC sort du mode prudent

Le virage le plus visible vient de PwC. Le cabinet, longtemps perçu comme réservé sur la crypto, revendique désormais une approche plus frontale. Concrètement, PwC élargit la palette. Audit d’acteurs crypto, conseil réglementaire, cybersécurité, fiscalité, accompagnement sur la garde et les process internes autour des portefeuilles. On parle moins d’un “pôle innovation” et plus d’un catalogue complet, pensé pour des clients sous contraintes de conformité.

Un détail résume bien l’époque : les stablecoins ne sont plus seulement un sujet de contrôle, ils deviennent un sujet d’efficacité. PwC met en avant leur usage potentiel pour fluidifier des paiements et des règlements, ce qui attire les trésoreries d’entreprise.

Deloitte, EY et KPMG : la course au contrôle de risque

Chez Deloitte, le fil conducteur est simple : intégrer la crypto sans se brûler les doigts, et avec des preuves à l’appui. Les études du cabinet servent ici de boussole.

Dans une enquête auprès de directeurs financiers, une part importante anticipe l’usage de stablecoins ou de solutions crypto dans la trésorerie d’ici 2027. La crypto entre donc aussi dans les processus, pas seulement dans les paris de marché.

Cette demande change le type de missions. On n’est plus sur des preuves de concept. On passe à des sujets comptables, de contrôles internes et de reporting, où la moindre zone grise peut coûter cher. Deloitte publie d’ailleurs des guides dédiés à la comptabilité des actifs numériques.

KPMG et EY jouent aussi leur partition. KPMG insiste sur la conformité et l’audit des actifs numériques. EY, de son côté, met en avant des équipes pluridisciplinaires, souvent orientées fiscalité et comptabilité, pour accompagner des entreprises qui entrent dans la crypto par la porte la plus pragmatique : l’opérationnel.

Sources citées1
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La Rédaction BC
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La Rédaction BC

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