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    Accueil » Crypto : Solana et la “preuve de l’histoire” (PoH) expliquée
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    Crypto : Solana et la “preuve de l’histoire” (PoH) expliquée

    Guy GomezBy Guy Gomez12 janvier 2026Aucun commentaire15 Mins Read
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    Solana a souvent été résumée à un chiffre. Des milliers de transactions par seconde. Des frais minuscules. Une sensation de vitesse, presque insolente, dans un univers crypto où l’on a parfois l’impression d’attendre un bus sous la pluie. Derrière cette vitesse, il y a une idée simple, mais contre-intuitive. Et cette idée porte un nom qui brouille les pistes : la preuve de l’histoire, ou Proof of History (PoH). Ce n’est pas un “consensus” au sens classique. Ce n’est pas une variante de Proof of Work ni de Proof of stake. La PoH est une horloge. Une horloge cryptographique. Et Solana a bâti une partie de son identité technique autour de ce choix.

    Le sujet paraît abstrait. Pourtant, il touche un nerf très concret de la crypto : le temps. Qui parle en premier. Qui parle après. Et comment tout le monde peut être d’accord sur l’ordre des choses, sans passer son existence à se synchroniser.

    Le vrai problème que PoH essaie de régler : “le temps” en réseau décentralisé

    Dans une blockchain, on ne déplace pas seulement des tokens. On déplace aussi de l’information.
    Et chaque information doit se ranger dans une file. C’est là que le temps devient un champ de bataille.

    Dans le whitepaper de Solana, l’intuition de départ est claire. Les blockchains publiques “ne reposent pas sur le temps” ou font une hypothèse faible sur la capacité des participants à garder l’heure. Chaque nœud a sa propre horloge locale. Et il n’a aucune garantie que l’horloge de son voisin raconte la même histoire.

    Résultat : si tu utilises un timestamp naïf pour accepter ou rejeter un message, tu risques de créer des divergences. Deux validateurs peuvent “voir” la même réalité, mais pas au même moment.
    Et dans une crypto, ce décalage suffit à fabriquer des forks, des conflits, et des confirmations qui s’étirent.

    L es systèmes classiques de consensus byzantin (style PBFT) peuvent gérer ça.Mais ils paient le prix fort. Ils discutent beaucoup. Parlent sans arrêt. Ils comparent des horodatages. Votent sur l’ordre. Et chaque discussion ajoute de la latence.

    Solana part d’un autre angle : réduire la discussion sur l’ordre des événements. Pas en trichant.
    En rendant l’ordre “vérifiable” de manière cryptographique, avant même que le consensus ne fasse son travail.

    PoH, ce n’est pas “le consensus” : c’est une horloge avant le consensus

    Beaucoup de gens découvrent Solana et pensent : “PoH = consensus”. C’est compréhensible.
    Le nom ressemble aux mécanismes de consensus historiques.

    Mais Solana insiste sur un point : PoH fournit un “global source of time before consensus”.
    Une source de temps globale, avant le consensus.

    Le consensus, dans l’architecture Solana actuelle, s’appuie plutôt sur un mélange Proof of Stake + Tower BFT, une implémentation optimisée d’un modèle proche de PBFT. Et Tower BFT utilise PoH comme horloge réseau. PoH ne “décide” pas quel bloc est final.
    PoH aide tout le monde à parler de la même séquence d’événements, avec moins d’allers-retours.

    Une manière simple de l’imaginer :

    Sur beaucoup de réseaux, les validateurs doivent s’accorder sur “quelle heure il est” pour se mettre d’accord sur “ce qui s’est passé”. Sur Solana, PoH essaie de fabriquer une “preuve” que du temps s’est écoulé entre deux événements, puis d’encoder les événements dans ce flux.

    Ce n’est pas magique.
    C’est mécanique.
    Et c’est là que ça devient intéressant.

    Comment PoH fonctionne, sans folklore : une séquence de hachages qui matérialise le temps

    Le whitepaper décrit PoH comme “a sequence of computation” permettant de vérifier cryptographiquement le passage du temps entre deux événements.

    L’idée centrale tient en quelques lignes. On prend une fonction de hachage cryptographique, du type SHA-256. On part d’une valeur initiale. Puis on calcule un hash. Puis on prend ce hash comme entrée du hash suivant. Encore. Encore. Et encore.

    Ce point est crucial : tu ne peux pas “sauter” des étapes.
    Tu ne peux pas prédire le hash à l’index 300 sans faire le calcul 300 fois depuis le départ.
    La chaîne doit être calculée en séquence, sur un seul thread. C’est ce caractère séquentiel qui crée une sorte de “métronome”. Si tu sais combien de hachages par seconde une machine peut produire, tu as un repère de durée. Pas une heure civile. Une durée vérifiable.

    Ensuite, on insère des événements dans cette séquence.
    On ajoute, par exemple, un hash de transaction, ou un hash d’un lot de transactions, à l’état courant. Le whitepaper explique que l’enregistrement de l’état, de l’index et de la donnée insérée fournit un timestamp. Et ce timestamp garantit que la donnée existait avant le hash suivant.

    Le détail élégant, c’est la vérification. Produire la séquence prend du temps. La vérifier, elle, peut être parallélisée. Le whitepaper décrit la possibilité de découper la séquence en segments et de les vérifier sur plusieurs cœurs, beaucoup plus vite que le temps nécessaire pour les produire.

    Tu reconnais le parfum.
    Ça ressemble à une Verifiable Delay Function (VDF).
    Solana le dit explicitement : PoH est une forme de VDF.

    Le rôle des “slots” et du leader : PoH sert aussi à faire tourner la parole

    Solana n’est pas une conversation anarchique où tout le monde parle en même temps. Il y a une notion de slots. Chaque slot a un leader désigné. Et ce leader peut produire un bloc pour son slot.

    Avec PoH, la notion de slot n’est pas juste un intervalle “calendrier”. C’est une unité de temps interne au réseau. Une cadence. Une rythmique.

    Le leader n’a pas besoin d’attendre que tout le monde se mette d’accord sur l’heure exacte. Il avance sur l’horloge PoH., il séquence les transactions, il diffuse. Les validateurs vérifient.
    Puis le consensus (Tower BFT) vote, avec des timeouts qui peuvent être calculés et imposés en s’appuyant sur PoH.

    C’est là que Solana gagne en latence.
    Pas en compressant la sécurité.
    En réduisant la coordination coûteuse sur l’ordre des événements.

    Pourquoi ça booste la performance : moins de bavardage, plus de pipeline

    Dans beaucoup de réseaux, la performance se casse les dents sur un point : la coordination.
    Le réseau n’est pas “lent” parce que les machines sont faibles.
    Il est lent parce que les machines doivent se parler pour se synchroniser.

    PoH change la forme de la synchronisation.
    L’ordre des événements devient une propriété qu’on peut vérifier.
    Le consensus peut se concentrer sur la finalité, au lieu de perdre du temps à reconstruire l’ordre “à la main”.

    Et Solana ne s’arrête pas là.
    Le projet a empilé plusieurs briques pensées pour exploiter cette cadence.
    Le fameux article “water clock” (l’analogie de l’horloge à eau) énumère l’écosystème de technologies associées : Turbine pour la propagation, Gulf Stream pour le forwarding, Sealevel pour l’exécution parallèle, et d’autres optimisations.

    Attention à ne pas tout mélanger.
    PoH n’exécute pas les smart contracts, ne compresse pas les blocs, ne remplace pas le consensus. Mais PoH rend possible une architecture qui assume une cadence élevée.
    Et quand tu assumes la cadence, tu peux ensuite construire des pipelines plus agressifs.

    Le trilemme, version terrain : vitesse, coûts, et friction utilisateur

    On cite souvent le “scalability trilemma”. Décentralisation. Sécurité. Scalabilité. Dans la vraie vie crypto, l’utilisateur ne dit pas “trilemme”. Il dit :
    “Pourquoi ça met 2 minutes ?”
    “Pourquoi ça m’a coûté 15 dollars ?”
    “Pourquoi la transaction est coincée ?”

    PoH vise un point précis : réduire la latence structurelle liée à la coordination.
    Et cette réduction se ressent sur les coûts. Solana a une structure de frais assez lisible. La documentation officielle indique une base fee de 5000 lamports par signature, soit 0,000005 SOL, avec une logique de partage : une partie brûlée, une partie versée au validator.

    À titre d’ordre de grandeur, si l’on prend le prix SOL affiché sur DefiLlama au moment de la consultation (environ 139,39 $), la base fee représente autour de 0,0007 $ par signature.
    Ce n’est pas “gratuit”. Mais c’est psychologiquement proche de zéro pour beaucoup d’usages.

    C’est exactement ce qui ouvre la porte à des comportements “web2-like”. Du trading fréquent.
    Des micro-interactions, des Jeux, des bots, des airdrops, des pourboires. Et, plus récemment, une partie du chaos memecoin qui adore les réseaux rapides. PoH n’est pas responsable de la culture memecoin. Mais PoH rend techniquement viable une crypto où l’on clique souvent.

    Les chiffres on-chain : ce que disent les métriques quand on regarde le réseau sans idéologie

    Les débats crypto aiment les slogans. Les données on-chain, elles, sont plus froides. Elles n’argumentent pas. Elles décrivent. Sur DefiLlama (page “chain” Solana), on voit des indicateurs d’activité très élevés à l’échelle d’un L1.

    Toutefois, Solana communique souvent une capacité théorique élevée. D’autres sources expliquent aussi l’écart entre théorie et réalité, avec des fourchettes “réelles” dépendantes de l’usage et de la congestion.

    Toujours sur DefiLlama, Solana affiche une TVL DeFi autour de 9,001 milliards de dollars, une capitalisation stablecoins d’environ 13,114 milliards, et des volumes DEX 24h à plusieurs milliards (dans l’instantané consulté).

    Ce sont des indicateurs imparfaits. La TVL peut être gonflée par des incitations. Les volumes peuvent être cycliques. Mais ça donne une idée du type d’écosystème que Solana cherche à servir : un réseau où l’activité est dense, pas seulement un “store of value” immobile.

    Et l’architecture PoH colle à cette ambition. Quand tu veux supporter une activité dense, l’ordre des événements devient une obsession d’ingénieur.

    Le “détail” qui n’en est pas un : PoH force aussi une conversation sur le hardware

    PoH a une conséquence directe, parfois sous-estimée. La production de la séquence est séquentielle. Et Solana a longtemps été sensible à la performance single-core, parce que l’horloge PoH doit avancer. Ce point ressort même dans des discussions publiques, y compris sur X.

    Par exemple, Anatoly Yakovenko évoque explicitement l’idée que, sans PoH, le réseau serait moins “single core clock frequency sensitive”, en parlant de processeurs à très grand nombre de cœurs.

    Xeon 6 is gonna have 288 cores. Without PoH we won’t be single core clock frequency sensitive. Gonna be a good time. https://t.co/0XNUen1Xx9

    — toly 🇺🇸 (@toly) June 19, 2025

    Ce n’est pas une critique automatique.
    C’est un trade-off. Solana a choisi une voie où la performance est une composante assumée.
    Et qui dit performance dit exigences matérielles, bande passante, stockage, snapshots, RPC, etc.

    Sur ce point, Yakovenko a aussi partagé des ordres de grandeur sur l’état du réseau et la taille des snapshots, ce qui donne une idée de la pression “infrastructure” que subit un L1 très actif.

    La crypto adore la décentralisation. Mais elle oublie parfois que la décentralisation a un coût matériel. PoH ne crée pas ce coût à lui seul. Il s’inscrit dans une philosophie : viser la vitesse et accepter l’ingénierie lourde qui va avec.

    A year later we are at 900m accounts and 90gb full snapshots. But the incremental snapshots are less than 1gb. Vast majority of the state that’s created is used for a short period of time then lies dormant. https://t.co/VbgfJj6ww2

    — toly 🇺🇸 (@toly) May 29, 2025

    Les limites et les cicatrices : quand l’horloge se décale, le récit change

    Une horloge interne, c’est puissant. Mais ça crée un point d’attention nouveau : la dérive. En mai 2022, The Block rapportait que “l’horloge blockchain” de Solana avait dérivé, avec un retard d’environ 30 minutes par rapport au temps réel.

    Ça ne veut pas dire que les fonds disparaissent. Cela ne veut pas dire que la cryptographie est cassée. Ça signifie que la cadence réelle des slots s’est éloignée de la cadence idéale. Et que l’on-chain time ne colle plus à une horloge murale.

    Ce genre d’événement illustre une nuance : PoH donne un ordre et une durée mesurable.
    Mais le mapping “durée interne” → “temps civil” reste dépendant des conditions du réseau.

    Les autres blockchains ont d’autres problèmes. Sur Bitcoin, tu as des blocs irréguliers et une finalité probabiliste. Sur Ethereum, tu as des coûts variables et une complexité de couche.
    Solana, avec PoH, introduit un autre type de fragilité : la cadence doit rester saine.

    Congestion, QoS, et réalité opérationnelle : le réseau n’est pas un laboratoire

    Solana a aussi vécu des épisodes de congestion et d’arrêts. L’incident du 6 février 2024 est documenté dans un rapport officiel : bloc finalization halted, triage, patch, redémarrage.

    Ces événements rappellent une vérité simple : Une architecture rapide attire un usage agressif. Et l’usage agressif teste les limites.

    Solana a répondu avec des améliorations réseau. Le “Network Performance Report” de mars 2024 mentionne des upgrades comme QUIC TPU, stake-weighted QoS, et des fee markets localisés, avec une meilleure performance en périodes de stress après ces changements.

    Le stake-weighted QoS est intéressant, parce qu’il montre une logique PoS assumée : les leaders peuvent prioriser des transactions proxifiées par des validateurs stakés, en partie comme résistance sybil et comme mécanisme de qualité de service.

    On peut aimer ou non cette philosophie. Mais elle est cohérente avec l’objectif de maintenir un réseau fluide quand il est bombardé. Et encore une fois, PoH n’est pas “la solution à tout”.
    PoH est une pièce. Quand le réseau chauffe, il faut aussi gérer la propagation, la file d’attente implicite, la bande passante, les RPC, et la gestion fine des priorités.

    Pourquoi cette approche plaît aux développeurs crypto : l’ordre des événements devient une ressource

    Quand tu construis une dApp, tu vis dans un monde d’événements. Un swap. Une liquidation. Un mint. Un vote, un transfert, un appel de programme.

    Sur un réseau où l’ordre est coûteux à établir, tu dois vivre avec plus d’incertitude. Tu dois gérer des délais. Tu dois parfois surpayer.

    PoH, en fournissant une notion d’ordre vérifiable et une cadence stable, rend l’expérience plus “prévisible” pour certaines classes d’applications. C’est une raison pour laquelle Solana a pu devenir un terrain naturel pour le trading haute fréquence on-chain et des apps très interactives.
    C’est aussi une raison pour laquelle les débats sur Solana sont si polarisés.

    Les uns voient un L1 “qui fonctionne comme une app”. Les autres voient un L1 “qui exige trop de hardware”. Les deux regardent le même objet. Ils ne valorisent pas la même chose.

    Un point souvent mal compris : “la vitesse” n’est pas seulement du TPS, c’est de la latence perçue

    Dans la crypto, on s’est habitué à mesurer la performance avec le TPS. C’est pratique pour les tweets. C’est aussi trompeur. Ce qui compte pour l’utilisateur, c’est souvent la latence perçue.
    Le temps entre “j’envoie” et “je vois l’effet”. C’est pour ça que Solana a longtemps mis en avant des confirmations rapides, parfois “optimistes”, et une expérience plus immédiate.

    Le whitepaper évoquait déjà l’idée que PoH, combiné à un consensus, pouvait réduire l’overhead de messages dans une machine à états byzantine et viser des finalités sub-second dans le modèle proposé.

    Dans la pratique, l’écosystème a évolué.Les mécanismes de fees et de priorisation ont été raffinés.
    La gestion de la congestion a été renforcée. PoH est une base. Pas une garantie commerciale.

    Et maintenant, le twist : même Solana envisage une ère “post-PoH” avec Alpenglow

    Voilà une ironie délicieuse. Solana est associée à PoH. Et pourtant, une partie de la recherche récente autour de Solana parle de remplacer Tower BFT et PoH par un nouveau protocole.

    Alpenglow est présenté comme un changement majeur de consensus, avec l’idée de remplacer des composants historiques par Votor et Rotor, et de réduire fortement la latence. Des analyses techniques détaillées existent aussi, notamment chez Helius, qui discute des limites du design actuel (coût, latence, liveness, opérations validateurs) et du cadre Alpenglow.

    Même des regards externes ont analysé les nouveaux compromis possibles, en soulignant que gagner en finalité rapide implique de nouvelles hypothèses et de nouveaux trade-offs.

    Ce point est important pour comprendre la PoH. PoH n’est pas une religion. C’est une solution d’ingénierie à un problème précis. Et si le problème évolue, la solution peut évoluer aussi.

    D’ailleurs, sur X, Yakovenko fait des allusions qui montrent que PoH peut continuer d’exister sous certaines formes, même si le protocole change.

    These will continue to compute proof of history even after the alpenglow update https://t.co/Un8D16vCHq

    — toly 🇺🇸 (@toly) November 17, 2025

    La leçon n’est pas “PoH est mort”. La leçon est plus subtile : la crypto à haute performance est un chantier permanent.

    Alors, pourquoi Solana a “misé” sur PoH, au fond ?

    Parce que le temps est un goulet d’étranglement déguisé. L’ordre des événements coûte cher quand tu le reconstruis par discussion. Parce qu’un réseau rapide a besoin d’un rythme interne robuste.

    PoH a offert à Solana une manière de dire : “On va créer une preuve que du temps s’est écoulé, et on va y accrocher les événements.” Ensuite, Tower BFT peut s’appuyer sur cette horloge.
    Les validateurs peuvent voter avec moins de friction. Et l’expérience utilisateur devient plus fluide, au moins quand le réseau est sain.

    Le prix à payer existe. Hardware. Complexité opérationnelle. Épisodes de congestion.
    Incidents documentés. Mais l’ambition est cohérente : faire un L1 crypto qui supporte une densité d’usage qu’on associe d’habitude aux systèmes centralisés.

    Conclusion : PoH, une horloge qui a changé la manière de penser la performance crypto

    La preuve de l’histoire n’est pas un gadget marketing. C’est une réponse à une question que beaucoup de blockchains évitent : comment ordonner vite, sans se noyer dans la coordination.

    PoH a donné à Solana une identité technique forte. Une horloge avant le consensus. Une manière de réduire le “bavardage” réseau. Et donc de réduire la latence.

    Les métriques on-chain montrent un réseau taillé pour l’activité dense. Les documents techniques montrent une architecture pensée pour encaisser cette cadence.
    Les incidents passés rappellent que la vitesse a un coût opérationnel. Et les propositions comme Alpenglow suggèrent que Solana continue de chercher mieux, plus rapide, plus robuste.

    C’est peut-être ça, la vraie nature de l’innovation en crypto. Pas une promesse éternelle.
    Plutôt une suite de paris techniques. Certains vieillissent. D’autres deviennent des standards. PoH, qu’on l’adore ou qu’on la critique, a déjà réussi une chose rare : elle a forcé tout l’écosystème à reparler sérieusement du temps.

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    Guy Gomez

    Guy Gomez est analyste et journaliste spécialisé en cryptomonnaies chez BrefCrypto. Ses articles se distinguent par une lecture experte des marchés, intégrant cycles, psychologie des investisseurs et rapports de force macro-économiques. Il analyse avec précision les enjeux réglementaires internationaux, en évaluant leur impact concret sur Bitcoin, les altcoins et l’adoption institutionnelle. Guy Gomez accorde une place centrale aux risques systémiques et à la sécurité, en décortiquant les mécanismes de fraude, d’ingénierie sociale et les erreurs récurrentes des investisseurs. Il apporte enfin un regard stratégique sur l’Afrique, où il étudie l’équilibre entre régulation, souveraineté financière et usages réels des crypto-actifs.

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