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Crypto : Les dirigeants australiens saluent des progrès malgré des blocages persistants

Dirigeants australiens furieux, tampon géant écrase Bitcoin lumineux devant Parlement.
Progrès crypto salués, mais blocages réglementaires persistent en Australie.

L’ Australie avance sur la crypto comme on rénove une maison occupée : on voit déjà les nouvelles pièces, mais les travaux font encore du bruit. À Sydney, en marge de XRP Australia 2026, plusieurs cadres du secteur expliquent que l’adoption grimpe, que la régulation se “professionnalise”… tout en admettant que les blocages bancaires et le flou juridique continuent de freiner le marché.

En bref : 

  • Les SMSF australiens s’ouvrent à la crypto pour diversifier.
  • Les ETF et l’intérêt institutionnel progressent, doucement mais sûrement.
  • Banques et régulation freinent encore, malgré des signaux positifs.

La retraite comme cheval de Troie crypto : les SMSF se tournent vers les actifs numériques

Le détail le plus révélateur n’est pas un graphique, c’est un comportement : de plus en plus d’Australiens utilisent des Self Managed Super Funds (SMSF) pour investir en actifs numériques, une tendance qui avance parce que les grands fonds restent peu ouverts à la crypto, avec en toile de fond ce rappel utile qu’en 2024, les escroqueries ont déjà provoqué près de 122 millions de dollars de pertes en Australie.

Selon OKX Australia, ce mouvement attire surtout des profils “sophistiqués” : traders expérimentés, hauts patrimoines, trustees de SMSF. Leur motivation tient souvent en un mot : diversification. Pas forcément “tout sur Bitcoin”, plutôt “un pourcentage qui n’existe pas ailleurs”.

Et c’est là que la crypto devient presque… banale. Elle cesse d’être un pari de forum pour devenir une ligne de portefeuille, discutée comme l’or, la tech, ou l’immobilier. Ce basculement psychologique compte autant que la technologie.

Des signaux de maturité : ETFs, institutions et expertise des régulateurs

Côté infrastructure, l’Australie a commencé à poser des rails plus visibles. Un exemple très concret : l’arrivée d’ETFs crypto qui donnent une exposition “financière” sans passer par la gestion directe de clés. Cointelegraph rappelle qu’un ETF Bitcoin “spot” (avec détention directe de BTC) a été lancé en juin 2024, puis un ETF Ether “spot” en octobre 2024.

Le discours des acteurs régulés change. Le directeur APAC de Coinbase dit percevoir un momentum réglementaire et une montée en compétence des autorités qui encadrent le secteur. En clair, moins de réactions paniquées et plus de règles discutées, ce qui n’est pas glamour mais reste la condition pour que le marché s’épaississe.

Enfin, il y a l’“effet passerelle” : l’inclusion de Coinbase dans le S&P 500 (effective le 19 mai 2025) sert, pour certains institutionnels, de rampe d’accès indirecte aux actions liées à l’industrie crypto. Ça permet d’apprendre “à distance”, via une exposition actions, avant d’aller sur l’actif lui-même.

Les blocages qui restent : debanking, stablecoins et flou juridique

Mais l’Australie a encore une épine bien plantée : le debanking. Des dirigeants expliquent que les barrières bancaires, comme l’ouverture et le maintien des comptes, les limites de transferts et les frictions opérationnelles, restent un problème majeur pour les plateformes et leurs clients, sans amélioration nette à ce stade.

la régulation des paiements. Le Trésor australien travaille à moderniser le cadre des “payment service providers”. Le point sensible, soulevé publiquement, c’est d’éviter que des régimes conçus pour des intermédiaires n’engloutissent par accident des acteurs non-custodial (portefeuilles) ou des briques d’infrastructure de blockchains publiques. Dit autrement : il faut réguler sans étouffer.

le juridique avance… mais en mode “procès = boussole”. L’affaire ASIC vs Block Earner illustre ce climat : la Full Federal Court a donné raison à Block Earner en avril 2025, et l’ASIC a obtenu l’autorisation de demander un recours devant la High Court (dossier encore en “attente” d’une suite procédurale). Ce genre de feuilleton maintient le secteur dans une zone grise : assez grand pour attirer des capitaux, assez flou pour ralentir les décisions. 

Sources citées1
BrefCrypto L’actualité crypto en Afrique et dans le monde
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Guy Gomez
Auteur

Guy Gomez

Guy Gomez est analyste et journaliste spécialisé en cryptomonnaies chez BrefCrypto. Ses articles se distinguent par une lecture experte des marchés, intégrant cycles, psychologie des investisseurs et rapports de force macro-économiques. Il analyse avec précision les enjeux réglementaires internationaux, en évaluant leur impact concret sur Bitcoin, les altcoins et l’adoption institutionnelle. Guy Gomez accorde une place centrale aux risques systémiques et à la sécurité, en décortiquant les mécanismes de fraude, d’ingénierie sociale et les erreurs récurrentes des investisseurs. Il apporte enfin un regard stratégique sur l’Afrique, où il étudie l’équilibre entre régulation, souveraineté financière et usages réels des crypto-actifs.