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Bitcoin : il investit 1 500 £ en 2011 et récupère 3,3 millions £ douze ans plus tard

Un Britannique ayant investi 1 500 £ dans Bitcoin en 2011 récupère 61 BTC bloqués depuis 2014, désormais évalués à plus de 3,3 millions £.

Un investisseur britannique retrouve 61 Bitcoin bloqués pendant douze ans
Un investissement de 1 500 livres réalisé en 2011 a finalement permis de récupérer 61 BTC.

Il pensait ses bitcoins perdus depuis 2014. Douze ans plus tard, « Chris », un Britannique resté anonyme, vient pourtant de récupérer 61 BTC évalués exactement à 3 331 618 £ au moment de leur restitution. Son aventure avait commencé avec seulement 1 500 £ investis dans Bitcoin en 2011, lorsque le BTC évoluait autour de 2,94 £. Une fortune était restée bloquée pendant plus d’une décennie.

Bitcoin : 1 500 £ investis avant la chute d’Intersango

Chris découvre Bitcoin en 2011 après les conseils d’un ami passionné de marchés financiers. Il investit prudemment 1 500 £ via Intersango, anciennement Britcoin, l’un des tout premiers exchanges britanniques.

L’histoire illustre brutalement le risque expliqué dans notre guide sur les exchanges crypto et la garde des fonds : laisser ses BTC sur une plateforme signifie généralement lui confier les clés.

Intersango commence à rencontrer des difficultés dès 2012. Début 2014, le site devient inaccessible et les utilisateurs n’arrivent plus à retirer leurs fonds. Le compte de Chris contient alors environ 4 000 £ en Bitcoin.

Il tente de récupérer son argent. Sans succès. Intersango n’étant pas réglementé par la FCA, les recours sont limités. Chris finit par considérer ses BTC comme définitivement perdus, tout en regardant leur valeur exploser au fil des années.

Douze ans plus tard, 61 BTC réapparaissent

En janvier 2026, poussé notamment par sa femme, Chris tente une dernière fois sa chance. Il contacte CEL Solicitors.

Le défi est inhabituel : prouver la propriété de bitcoins achetés près de quinze ans auparavant. Le cabinet récupère d’anciens relevés bancaires, rassemble les documents disponibles et utilise des techniques de traçage blockchain.

La blockchain permet justement de suivre les transactions sans donner accès aux clés privées. Ici, cette traçabilité devient une pièce importante du dossier.

Le cabinet CEL Solicitors détaille directement la récupération : Chris lui confie officiellement l’affaire le 20 janvier 2026. Un accord est conclu le 28 mai.

Résultat : 61 BTC lui sont restitués en totalité.

Valeur au moment du règlement : 3 331 618 £.

Quatre mois de procédure pour récupérer une fortune considérée comme perdue depuis douze ans.

Plus de 5 500 BTC attendraient encore leurs propriétaires

L’histoire de Chris pourrait ne pas être isolée. Selon CEL Solicitors, un wallet associé à l’ancienne plateforme contiendrait encore plus de 5 500 BTC susceptibles d’appartenir à d’anciens utilisateurs d’Intersango. Aux cours actuels, plusieurs centaines de millions de dollars sont potentiellement concernés.

La situation rappelle pourquoi la self-custody reste au cœur du débat sur Bitcoin. Garder soi-même ses clés élimine le risque de voir un exchange disparaître avec les fonds. Cela transfère évidemment un autre risque à l’utilisateur : perdre lui-même ses accès.

Chris compte désormais vendre une partie de ses bitcoins, acheter une maison plus grande pour sa famille et conserver le reste.

Son investissement de 2011 n’est donc pas devenu spectaculaire uniquement grâce à la hausse de Bitcoin. Il a surtout survécu à douze années durant lesquelles son propriétaire croyait ne plus jamais pouvoir le récupérer.

À propos de l’auteur

Guy Gomez

Guy Gomez

Guy Gomez est analyste et journaliste spécialisé en cryptomonnaies chez BrefCrypto. Ses articles se distinguent par une lecture experte des marchés, intégrant cycles, psychologie des investisseurs et rapports de force macro-économiques. Il analyse avec précision les enjeux réglementaires internationaux, en évaluant leur impact concret sur Bitcoin, les altcoins et l’adoption institutionnelle. Guy Gomez accorde une place centrale aux risques systémiques et à la sécurité, en décortiquant les mécanismes de fraude, d’ingénierie sociale et les erreurs récurrentes des investisseurs. Il apporte enfin un regard stratégique sur l’Afrique, où il étudie l’équilibre entre régulation, souveraineté financière et usages réels des crypto-actifs.