Brian Armstrong reste fermement haussier sur le Bitcoin malgré la forte correction du marché. Le patron de Coinbase estime que le BTC pourrait avoir touché un plancher autour de 60 000 dollars. À plus long terme, il prévoit toujours un prix largement supérieur d’ici 2030.
Brian Armstrong refuse de céder au pessimisme
Le recul du Bitcoin n’a pas modifié la conviction de Brian Armstrong. Ce discours arrive alors que les 60 000 dollars sont devenus un support psychologique majeur pour les haussiers. Le dirigeant de Coinbase affirme rester aussi optimiste qu’auparavant. Selon lui, les périodes de panique donnent souvent une image exagérément sombre de la situation réelle.
Son message tient dans une formule simple : le marché n’est jamais aussi bon ou aussi mauvais qu’il semble. Cette lecture invite les investisseurs à prendre du recul. Une chute brutale peut détruire la confiance à court terme sans remettre en cause les fondations du réseau.
Armstrong continue ainsi de présenter le Bitcoin comme une forme d’or numérique. Le dirigeant de Coinbase voit cet actif comme un élément durable de l’économie mondiale. Son raisonnement ne dépend donc pas uniquement du cours observé cette semaine ou ce mois-ci.
Les 60 000 dollars pourraient former un plancher
Le patron de Coinbase considère que le Bitcoin pourrait déjà avoir traversé le pire de sa correction. Le BTC est brièvement passé sous les 60 000 dollars le 6 juin avant de rebondir. Il évolue désormais autour de 65 000 dollars.
Armstrong ne présente toutefois pas ce niveau comme une certitude absolue. Il parle d’une intuition, et non d’un signal garanti. Cette prudence reste importante dans un marché où quelques annonces géopolitiques peuvent déplacer des milliards de dollars en quelques heures.
Le rebond récent vient notamment de l’apaisement entre les États-Unis et l’Iran. La perspective d’une réouverture du détroit d’Ormuz a fait reculer le pétrole et réduit les craintes inflationnistes. Le Bitcoin a profité de ce retour de l’appétit pour le risque, mais cette reprise doit encore tenir dans la durée.
Les cycles de quatre ans perdent-ils leur influence ?
Brian Armstrong s’appuie également sur l’historique des cycles du Bitcoin. Depuis 2011, les phases haussières et baissières semblent souvent alterner autour d’une période proche de quatre ans. Cette régularité a longtemps été associée aux halvings.
Mais le cycle actuel brouille les repères. Le Bitcoin a dépassé 126 000 dollars en octobre 2025 avant de perdre près de la moitié de sa valeur. Cette correction nourrit les comparaisons avec les précédents marchés baissiers, sans reproduire exactement leur scénario.
L’arrivée des ETF, des entreprises cotées et des investisseurs institutionnels modifie aussi le fonctionnement du marché. Le Bitcoin dépend toujours de sa rareté programmée. Mais il réagit désormais davantage aux taux d’intérêt, aux flux de capitaux, au dollar et aux tensions géopolitiques.
Armstrong maintient malgré tout une perspective très ambitieuse pour 2030. Il affirme que le Bitcoin devrait évoluer à un prix beaucoup plus élevé à cette date. En 2025, il avait même avancé l’hypothèse d’un BTC à un million de dollars avant la fin de la décennie.
Cette projection suppose une adoption institutionnelle plus large et une demande croissante face à une offre limitée à 21 millions d’unités. Elle dépend aussi d’un cadre réglementaire plus clair dans les grandes économies. Le chemin reste donc semé de corrections, même dans un scénario très haussier.
Le discours d’Armstrong ne constitue pas une prévision neutre. Coinbase tire une partie importante de son activité du marché des cryptomonnaies. Son optimisme doit donc être interprété avec recul, surtout lorsqu’il concerne un horizon aussi éloigné que 2030.
La crypto ne se résume plus au cours du Bitcoin
Brian Armstrong refuse aussi l’idée selon laquelle une baisse du Bitcoin signifierait que toute l’industrie crypto recule. Selon lui, plusieurs secteurs continuent de se développer malgré la faiblesse du BTC. Il cite notamment les stablecoins, les produits dérivés et les applications financières sur blockchain.
Cette distinction devient de plus en plus visible. Le Bitcoin reste le principal actif du marché, mais il ne résume plus à lui seul l’activité du secteur. Des entreprises utilisent désormais les blockchains pour les paiements, la tokenisation et le règlement d’actifs, comme le montrent aussi les nouveaux usages des stablecoins dans les paiements.
Le BTC conserve néanmoins un rôle central. Il sert de référence pour la confiance, la liquidité et le sentiment général des investisseurs. Pour confirmer le scénario d’Armstrong, le Bitcoin devra défendre la zone des 60 000 dollars, stabiliser sa reprise et reconquérir progressivement les niveaux perdus.
Cette lecture rejoint le débat plus large sur les seuils qui peuvent décider du prochain cycle Bitcoin. Si les 60 000 dollars tiennent, Armstrong pourra parler d’un marché qui a absorbé le choc. Si ce support cède, le plancher restera seulement une intuition de plus dans un marché encore fragile.
En bref
- Brian Armstrong reste très haussier sur le Bitcoin.
- Il voit 60 000 dollars comme un possible plancher.
- Le dirigeant prévoit un BTC beaucoup plus cher en 2030.
