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    Accueil » Market maker en trading crypto : Le moteur invisible de la liquidité
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    Market maker en trading crypto : Le moteur invisible de la liquidité

    Evan's SelemaniBy Evan's Selemani8 mai 2026Aucun commentaire19 Mins Read
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    Carnet d’ordres crypto avec acheteurs, vendeurs et market maker fournissant de la liquidité
    Le market maker crypto fournit de la liquidité en plaçant des ordres d’achat et de vente autour du prix du marché.
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    Un market maker est l’un des acteurs les plus importants du trading crypto. Pourtant, il reste souvent mal compris. On parle beaucoup de Bitcoin, d’altcoins, de volatilité, de whales et de liquidations. Mais derrière chaque achat rapide, chaque vente exécutée sans blocage et chaque carnet d’ordres bien rempli, il y a souvent un market maker. Son rôle est discret. Mais il peut changer toute la qualité d’un marché.

    Market maker crypto : définition simple

    Un market maker, ou faiseur de marché, est un acteur qui fournit de la liquidité sur un marché. Pour bien le comprendre, il faut d’abord revenir à la base : la liquidité crypto mesure la facilité avec laquelle un actif peut être acheté ou vendu sans faire bouger fortement son prix.

    En clair, le market maker place en permanence des ordres d’achat et des ordres de vente sur une plateforme d’échange. Il permet donc aux autres traders d’acheter ou de vendre plus facilement.

    Sur une paire comme BTC/USDT, par exemple, le market maker peut proposer d’acheter du bitcoin à 80 000 dollars et de le vendre à 80 020 dollars. Il se positionne des deux côtés du marché. Il est à la fois acheteur potentiel et vendeur potentiel.

    L’écart entre son prix d’achat et son prix de vente s’appelle le spread. CoinMarketCap résume cette logique en expliquant qu’un maker place un ordre, tandis qu’un taker accepte cet ordre pour exécuter l’échange.

    Dans notre exemple, le spread est de 20 dollars. C’est souvent là que le market maker gagne une partie de son argent. Il achète un peu moins cher. Il vend un peu plus cher. Puis il répète cette opération des milliers, voire des millions de fois.

    Ce n’est pas forcément un trader qui cherche à deviner si Bitcoin va exploser ou s’effondrer. Son métier est différent. Il cherche surtout à gérer le flux. Veut que le marché reste actif. Il veut que les ordres passent. Il veut contrôler son risque tout en capturant de petits écarts de prix.

    Pourquoi les market makers existent-ils ?

    Un marché fonctionne seulement s’il y a des acheteurs et des vendeurs. Mais dans la réalité, les deux ne sont pas toujours présents au même moment. Tu peux vouloir vendre maintenant, alors qu’un acheteur sérieux n’est pas encore là. Ou tu peux vouloir acheter rapidement, alors que les vendeurs disponibles demandent un prix beaucoup plus haut.

    Le market maker vient combler ce vide. Il se rend disponible. Affiche des prix. Il accepte d’être l’intermédiaire permanent entre ceux qui veulent entrer et ceux qui veulent sortir.

    C’est pour cela qu’on dit qu’il “fait le marché”. Il ne crée pas Bitcoin. Il ne crée pas l’exchange. Mais il crée une présence continue dans le carnet d’ordres. Il rend l’actif plus facile à négocier.

    Sans lui, beaucoup de marchés seraient lents, secs et imprévisibles. Imagine un petit token listé sur un exchange secondaire. Il y a peu d’acheteurs. Peu de vendeurs. Le carnet d’ordres est presque vide. Tu veux acheter pour 500 dollars. Mais les premiers vendeurs ne proposent que de très petites quantités. Résultat, ton ordre pousse le prix beaucoup plus haut que prévu. C’est ce qu’on appelle le slippage.

    Maintenant, imagine le même token avec un market maker actif. Le carnet est plus profond. Il y a des ordres à plusieurs niveaux de prix. Tu peux acheter ou vendre plus facilement. Ton ordre a moins d’impact immédiat sur le prix. Le marché devient plus praticable.

    Voilà pourquoi les exchanges aiment les market makers. Voilà aussi pourquoi certains projets crypto paient des market makers pour soutenir la liquidité de leur token après une cotation.

    Market maker et liquidité : le vrai lien

    La liquidité, en crypto, désigne la capacité d’un actif à être acheté ou vendu rapidement, sans faire bouger fortement son prix. Bitcoin est très liquide sur les grandes plateformes. Tu peux acheter ou vendre plusieurs milliers de dollars sans difficulté majeure. Le prix ne bougera presque pas à cause de ton ordre seul.

    Mais ce n’est pas le cas de tous les actifs. Sur certains petits tokens, une vente de 2 000 dollars peut provoquer une chute brutale. Non pas parce que le projet est forcément mauvais. Mais parce que le marché est trop mince. Il n’y a pas assez d’ordres en face.

    Le market maker améliore cette situation. Il place des ordres d’achat sous le prix actuel. Il place aussi des ordres de vente au-dessus du prix actuel. Cela donne de la profondeur au carnet d’ordres. Rassure les traders. Cela donne l’impression qu’il y a toujours quelqu’un en face.

    Mais attention. Cette liquidité peut être réelle ou fragile. Sur les grands actifs, la liquidité vient de nombreux participants. Sur les petits tokens, elle peut dépendre d’un seul market maker. Si ce market maker se retire, le marché peut devenir presque vide en quelques minutes.

    Un token peut sembler liquide tant que le market maker est actif. Puis devenir brutalement illiquide dès que les conditions changent. C’est souvent ce que les débutants ne voient pas. Ils regardent le prix, le graphique. Ils regardent parfois le volume. Mais ils ne regardent pas toujours la profondeur réelle du marché.

    Market maker et spread : comment il gagne de l’argent

    Le spread en trading crypto est l’écart entre le meilleur prix d’achat et le meilleur prix de vente. Si le meilleur acheteur propose 100 dollars et que le meilleur vendeur demande 100,10 dollars, le spread est de 0,10 dollar.

    Un marché très liquide a souvent un spread faible. Un marché peu liquide a souvent un spread large. Le market maker essaie de capturer ce spread. Il peut acheter à 100 dollars et vendre à 100,10 dollars. Le gain semble minuscule. Mais répété à grande échelle, il peut devenir important.

    Bien sûr, ce n’est pas aussi simple. Le prix peut bouger contre lui. S’il achète un token à 100 dollars et que le marché chute à 98 dollars avant qu’il ne puisse revendre, il perd de l’argent. Son objectif n’est donc pas seulement de capturer le spread. Il doit aussi gérer son inventaire.

    L’inventaire, c’est la quantité d’actifs qu’il détient à un moment donné. S’il accumule trop de BTC, il devient exposé à une baisse du bitcoin. S’il accumule trop de stablecoins, il peut manquer l’opportunité de vendre quand la demande augmente. Il doit donc équilibrer en permanence ses positions.

    C’est un travail de précision. Il repose sur des algorithmes, des modèles de risque, des connexions rapides aux exchanges et une lecture constante du carnet d’ordres. Dans les marchés crypto, cette activité se fait souvent par des bots. Ces bots ajustent les prix en quelques millisecondes, retirent des ordres, en replacent d’autres et surveillent les volumes.

    Market maker et market taker : la différence essentielle

    Pour comprendre le market maker, il faut aussi comprendre le market taker. Le market maker ajoute de la liquidité. Il place un ordre dans le carnet et attend que quelqu’un vienne le prendre.

    Le market taker, lui, consomme la liquidité. Il prend directement un ordre déjà disponible. Quand tu places un ordre limite pour acheter Bitcoin à un prix précis, tu peux devenir maker si ton ordre reste dans le carnet. Quand tu achètes immédiatement au prix du marché, tu es souvent taker.

    C’est pour cela que beaucoup d’exchanges distinguent les frais maker et les frais taker. Binance Academy explique que les makers ajoutent des ordres au carnet, tandis que les takers exécutent immédiatement contre la liquidité existante.

    Les frais maker sont souvent plus bas. Parfois, ils peuvent même être très avantageux pour les gros acteurs. La logique est simple. L’exchange récompense ceux qui rendent son marché plus liquide. Les frais taker sont souvent plus élevés, car le taker paie pour l’exécution immédiate.

    Cette différence peut sembler petite. Mais pour les traders actifs, elle compte beaucoup. Elle s’ajoute aux autres coûts déjà expliqués dans notre guide sur les frais de trading crypto.

    Le rôle des market makers sur les exchanges centralisés

    Sur les exchanges centralisés, les market makers travaillent avec un carnet d’ordres. Le carnet montre les ordres d’achat et de vente disponibles. D’un côté, il y a les acheteurs. De l’autre, les vendeurs. Le prix se forme là où ces deux forces se rencontrent.

    Le market maker intervient en plaçant des ordres des deux côtés. Il peut le faire sur Bitcoin, Ethereum, Solana, XRP ou d’autres actifs très liquides. Mais il peut aussi le faire sur des tokens nouvellement listés. Dans ce cas, son rôle devient encore plus sensible.

    Quand un projet crypto arrive sur un exchange, il veut éviter un marché chaotique. Si le carnet est vide, le prix peut partir dans tous les sens. Une petite vente peut déclencher une panique. Un petit achat peut créer une hausse artificielle. Ce n’est pas sain.

    Le projet peut donc faire appel à un market maker professionnel. Celui-ci va fournir de la liquidité au lancement. Il va aider à réduire le spread. Il va rendre les échanges plus fluides.

    Mais cette relation peut devenir problématique si elle manque de transparence. Dans certains cas, le market maker reçoit des tokens du projet. Parfois sous forme de prêt. Parfois avec des options d’achat. Et surtout, parfois avec des conditions complexes. Si ces accords sont mal structurés, le market maker peut avoir intérêt à vendre fortement le token ou à soutenir artificiellement le prix pendant une période limitée.

    Market making et manipulation : où est la limite ?

    Il faut être clair. Le market making n’est pas automatiquement de la manipulation. Dans sa forme normale, c’est une activité utile. Elle existe dans la finance traditionnelle depuis très longtemps. Les actions, les obligations, les devises et les matières premières ont aussi leurs market makers.

    Le problème vient des pratiques abusives. Un acteur peut placer de gros ordres sans intention réelle de les exécuter. Il peut créer une fausse impression de demande ou d’offre. Puis retirer ses ordres dès que le marché réagit. Cette pratique est souvent appelée spoofing. La CFTC décrit le spoofing comme le fait de placer des ordres avec l’intention de les annuler avant exécution.

    Un autre acteur peut générer de faux volumes en achetant et vendant contre lui-même. Cela donne l’impression qu’un token est très actif. Cette pratique est appelée wash trading.

    Ces comportements peuvent tromper les traders. Ils donnent une image fausse du marché. Ils peuvent attirer des acheteurs sur un actif qui semble plus liquide ou plus demandé qu’il ne l’est vraiment.

    Dans la crypto, ce risque existe surtout sur les petits tokens et les plateformes peu surveillées. Sur les grandes paires comme BTC/USDT ou ETH/USDT, la liquidité est plus difficile à manipuler durablement. Les volumes sont énormes. Les acteurs sont nombreux. Les arbitrageurs surveillent les écarts.

    Market makers et volatilité crypto

    La crypto est un marché ouvert en permanence. Il fonctionne le dimanche, la nuit, pendant les crises politiques, pendant les annonces macroéconomiques et pendant les paniques de marché. Cela rend le travail des market makers plus difficile.

    Quand la volatilité augmente, le market maker peut élargir son spread. C’est logique. Le risque devient plus élevé. Il veut être mieux rémunéré pour fournir de la liquidité. C’est pour cela que les spreads peuvent s’élargir pendant les périodes de panique.

    Quand tout va bien, acheter ou vendre semble facile. Mais quand le marché tremble, la liquidité peut disparaître. Les market makers réduisent leur exposition. Les carnets deviennent plus fins. Le slippage augmente.

    Ce phénomène est très important. La liquidité est souvent abondante quand on en a le moins besoin. Elle devient rare quand tout le monde veut sortir en même temps.

    Les market makers dans la DeFi

    Dans la DeFi, le market making prend une forme différente. Sur un exchange centralisé, les market makers utilisent un carnet d’ordres. Sur beaucoup de plateformes décentralisées, comme les DEX à pools de liquidité, on parle plutôt d’AMM, pour Automated Market Maker.

    Un AMM est un market maker automatisé. Il ne fonctionne pas avec un carnet d’ordres classique. Il utilise des pools de liquidité. Des utilisateurs déposent deux actifs dans un contrat intelligent. Par exemple ETH et USDC. Les autres utilisateurs peuvent ensuite échanger l’un contre l’autre directement via ce pool.

    Uniswap explique que son protocole repose sur des pools de liquidité et sur un automated market maker qui remplace le carnet d’ordres traditionnel.

    Ce système a révolutionné la crypto. Il a permis à n’importe quel token d’avoir un marché sans passer par un exchange centralisé. Il a aussi permis aux utilisateurs ordinaires de devenir fournisseurs de liquidité.

    Mais ce modèle a ses propres risques. Le plus connu est la perte impermanente, souvent appelée impermanent loss. Elle apparaît quand le prix des actifs déposés dans le pool évolue fortement. Le fournisseur de liquidité peut gagner des frais, mais se retrouver avec une performance inférieure à celle qu’il aurait eue en gardant simplement ses tokens.

    Pourquoi les projets crypto utilisent des market makers

    Pour un projet crypto, la liquidité est vitale. Un token peut avoir une bonne technologie, une communauté active et une narration solide. Mais si personne ne peut l’acheter ou le vendre correctement, il aura du mal à grandir.

    La liquidité influence la perception. Un token avec un spread énorme semble peu sérieux. Une crypto qui chute de 15 % sur une petite vente paraît fragile. Un token sans volume attire peu d’investisseurs professionnels. Les exchanges eux-mêmes peuvent hésiter à le mettre en avant.

    C’est pour cela que les projets recherchent des market makers. Ils veulent un marché propre. Ils veulent réduire le spread. Et surtou, éviter les mouvements absurdes. Ils veulent rendre leur token plus accessible.

    Mais tout dépend de la structure de l’accord. Un projet sérieux doit éviter de donner trop de pouvoir à un seul market maker. Il doit aussi éviter les contrats opaques. Les investisseurs doivent comprendre comment la liquidité est organisée.

    Comment repérer un marché bien soutenu ?

    Un marché sain ne se voit pas seulement au prix. Il se voit dans le carnet d’ordres, dans le spread. Il se voit dans la profondeur. Se voit dans la réaction du prix face aux gros ordres.

    Un bon marché a généralement un spread raisonnable. Il possède des ordres répartis à plusieurs niveaux. Il peut absorber des achats ou des ventes sans mouvement extrême. Son volume semble cohérent avec sa capitalisation et sa communauté.

    Un marché suspect, lui, donne souvent des signaux différents. Le volume peut être élevé, mais le carnet reste mince. Le prix peut bouger fortement avec de petits ordres. Les mêmes tailles d’ordres peuvent apparaître et disparaître sans cesse. La liquidité peut être concentrée sur une seule plateforme.

    Dans la DeFi, il faut aussi regarder la liquidité verrouillée. Un pool peut avoir un rendement énorme, mais très peu de profondeur. Dans ce cas, sortir d’une position peut devenir difficile.

    Market makers et arbitrage

    Les market makers sont souvent liés à l’arbitrage. L’arbitrage consiste à profiter des écarts de prix entre plusieurs marchés. Si Bitcoin vaut 80 000 dollars sur une plateforme et 80 100 dollars sur une autre, un arbitrageur peut acheter sur la première et vendre sur la seconde.

    Ce type d’activité réduit les écarts entre exchanges. Il rend le marché plus efficace. Empêche les prix de trop diverger. Il aide aussi les market makers à gérer leur risque.

    Un market maker actif sur plusieurs plateformes peut acheter sur une bourse, vendre sur une autre, puis rééquilibrer son inventaire. Il surveille les flux partout. Il regarde les prix spot, les contrats futures, les funding rates, les volumes et parfois les données on-chain.

    Tout est connecté. Les funding rates crypto, par exemple, peuvent aider à comprendre où se trouve la pression sur les marchés dérivés. Un market maker professionnel ne regarde pas seulement le spot. Il regarde aussi les perps, la base, les frais, le risque de liquidation et la profondeur entre plateformes.

    Le cas des stablecoins

    Les stablecoins jouent un rôle central dans le market making crypto. Sur beaucoup d’exchanges, les paires principales sont cotées contre USDT, USDC ou d’autres stablecoins. Ces actifs servent de monnaie de règlement. Ils permettent aux market makers de passer rapidement d’un token à l’autre sans revenir au système bancaire traditionnel.

    Cela donne de la vitesse au marché. Un market maker peut vendre un altcoin contre USDT, utiliser cet USDT ailleurs, acheter du BTC, couvrir une position sur futures ou déplacer du capital vers une autre plateforme.

    Mais les stablecoins ajoutent aussi un risque. Si un stablecoin perd son ancrage au dollar, toute la structure de liquidité peut être perturbée. Les spreads s’élargissent. Les traders se précipitent vers d’autres actifs. Les market makers réduisent leur exposition. Les carnets deviennent nerveux.

    Pourquoi les débutants doivent comprendre ce sujet

    Beaucoup de débutants pensent que le prix affiché est le prix réel auquel ils pourront acheter ou vendre. Ce n’est pas toujours vrai.

    Le dernier prix échangé est une information. Mais il ne garantit pas que tu peux vendre toute ta position à ce prix. Pour le savoir, il faut regarder la profondeur du marché.

    Si tu possèdes 100 dollars de BTC, le problème est presque invisible. Si tu possèdes 100 000 dollars d’un petit token, le problème devient sérieux. Tu peux voir un prix affiché, mais ne pas pouvoir sortir sans faire chuter le marché.

    Un trader qui comprend le market making lit mieux le marché. Il sait que le volume seul ne suffit pas. Que la liquidité peut être fragile. Il sait qu’un spread large est un coût caché. Il sait aussi qu’un carnet trop parfait peut parfois être suspect.

    Market maker ne veut pas dire sauveur du marché

    Il ne faut pas romantiser le rôle du market maker. Il ne garantit pas qu’un token va monter. Ne protège pas les investisseurs contre une mauvaise décision. Il ne transforme pas un mauvais projet en bon projet.

    Il améliore seulement les conditions d’échange. C’est déjà beaucoup. Mais ce n’est pas tout. Un token peut avoir une bonne liquidité et rester un mauvais investissement. Un projet peut avoir un carnet d’ordres propre et une économie interne fragile. Un market maker peut rendre le trading plus fluide, mais il ne corrige pas une tokenomics mal pensée.

    La liquidité est une condition de marché. Pas une preuve de valeur fondamentale.

    La face invisible des listings crypto

    Quand un token est listé sur un exchange crypto, le public voit surtout l’annonce. Le prix monte parfois avant la cotation. La communauté s’agite. Les premiers acheteurs espèrent un pump.

    Mais derrière la scène, il y a souvent une préparation technique. Il faut organiser la liquidité. Coordonner les dépôts. Il faut préparer les paires de trading. Eviter un spread absurde au lancement. Il faut parfois travailler avec un ou plusieurs market makers.

    Le moment du listing est délicat. S’il y a trop peu de liquidité, le prix peut devenir incontrôlable. S’il y a trop de pression vendeuse, le token peut s’effondrer dès les premières minutes. Certains acteurs peuvent avoir un avantage énorme sur le public s’il y a des accords opaques.

    Le market making est-il bon ou mauvais pour la crypto ?

    La bonne réponse est nuancée. Le market making est nécessaire. Sans market makers, les marchés seraient moins efficaces. Les spreads seraient plus larges. Les traders paieraient plus cher. Les petits tokens auraient encore plus de mal à exister. Les exchanges seraient moins attractifs.

    Mais le market making doit être transparent et surveillé. Quand il sert à améliorer la liquidité, il est utile. Quand il sert à fabriquer une image trompeuse, il devient dangereux.

    La crypto a besoin de liquidité. Mais elle a aussi besoin de confiance. Les deux doivent avancer ensemble. Un marché liquide mais opaque finit par créer de la méfiance. Un marché transparent mais illiquide reste difficile à utiliser.

    Exemple simple pour bien retenir

    Imagine un marché local. Tu veux vendre un téléphone. Si personne n’est là pour l’acheter, tu dois attendre. Ou baisser fortement ton prix. Maintenant, imagine qu’un commerçant soit toujours présent. Il achète des téléphones à un prix légèrement plus bas. Il les revend à un prix légèrement plus haut. Grâce à lui, les vendeurs trouvent plus vite un acheteur. Les acheteurs trouvent plus vite un vendeur.

    Ce commerçant joue le rôle de market maker. Il prend un risque. Le prix du téléphone peut baisser. Il peut garder trop de stock. Il peut se tromper sur la demande. Mais en échange, il gagne sur l’écart entre achat et vente.

    Dans la crypto, c’est la même logique. Sauf que tout se passe à grande vitesse. Avec des bots. Sur plusieurs exchanges. Avec des actifs volatils. Et parfois avec des montants énormes.

    Ce qu’il faut retenir

    Un market maker en trading crypto est un acteur qui fournit de la liquidité en plaçant des ordres d’achat et de vente. Il permet aux autres traders d’entrer et de sortir plus facilement du marché. Il gagne souvent de l’argent grâce au spread, mais il doit gérer un risque permanent.

    Son rôle est essentiel sur les exchanges centralisés. Il existe aussi sous une forme automatisée dans la DeFi avec les AMM. Dans les deux cas, la logique reste la même : rendre l’échange possible, rapide et moins brutal.

    Mais il ne faut pas être naïf. La présence d’un market maker ne garantit pas qu’un token est solide. Elle ne garantit pas que le marché est sain. Ne garantit pas que le prix est juste. Elle signifie seulement qu’un acteur, humain ou algorithmique, fournit de la liquidité.

    Pour un trader crypto, comprendre les market makers permet de mieux lire le marché. Cela aide à comprendre le spread, le slippage, le carnet d’ordres et la profondeur. Cela permet aussi de repérer les marchés fragiles, les volumes suspects et les tokens trop dépendants d’une liquidité artificielle.

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    Evan's Selemani

    J’ai plongé dans Bitcoin dès 2017, bien avant qu’il ne devienne un sujet grand public. Depuis, j’ai transformé cette immersion de terrain en expertise concrète : analyse des cycles de marché, compréhension fine des protocoles, décryptage des narratifs et des enjeux réglementaires. Rédacteur crypto et formateur sur le terrain, je traduis la complexité de la blockchain en contenus clairs, précis et stratégiques, pensés autant pour les investisseurs avertis que pour les nouveaux entrants.

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